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06/03/2016 09:20 EST | Actualisé 07/03/2017 00:12 EST

Un cardinal de Toronto déclare la position de l'Église sur l'aide à mourir

TORONTO — L'archevêque de Toronto ne croit pas que l'Église catholique est si déphasée par rapport à l'opinion publique sur la question de l'aide médicale à mourir.

Le cardinal Thomas Collins s'est invité dans le débat sur le suicide assisté, dimanche, en lisant une déclaration de la position de l'Église à la messe du dimanche. Une version écrite ou filmée était présentée dans plus de 200 églises de l'archidiocèse de Toronto.

À l'extérieur de l'église, M. Collins a déclaré à des journalistes qu'il croyait que la plupart des Canadiens n'avaient pas énormément pensé à la question, et que lorsqu'ils le feraient, ils remettraient peut-être leur position en question.

Dans sa déclaration, il s'est dit choqué qu'un comité parlementaire recommande au gouvernement d'obliger les médecins qui refusent d'offrir une aide médicale à mourir à référer les patients à d'autres professionnels qui voudront le faire.

Il se questionne aussi sur le fait de donner accès à l'aide à mourir aux mineurs ou aux gens aux prises avec des maladies psychiatriques, et de permettre à des gens atteints de maladies dégénératives comme la démence de prévoir leur mort à l'avance.

Les lois entourant l'aide médicale à mourir sont en cours d'élaboration. Le gouvernement fédéral a jusqu'à juin pour déposer un projet de loi.

En ce moment, les Canadiens qui souhaitent une mort assistée doivent obtenir la permission d'une cour supérieure.