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06/03/2016 02:18 EST | Actualisé 07/03/2017 00:12 EST

Iran: le milliardaire Babak Zanjani condamné à mort pour corruption (justice)

Le milliardaire iranien Babak Zanjani a été condamné à mort pour corruption, a déclaré dimanche le porte-parole de l'autorité judiciaire, Gholamhossein Mohseni-Ejeie, cité dans les médias.

Arrêté en décembre 2013, M. Zanjani était accusé d'avoir détourné 2,8 milliards de dollars lors de transactions pétrolières non officielles contournant les sanctions internationales qui étaient imposées à l'Iran.

"Le verdict dans le procès de Babak Zanjani et de deux co-accusés a été prononcé. Ils ont été reconnus coupables de corruption sur terre et condamnés à mort", a déclaré M. Mohseni Ejeie.

"Ils sont également condamnés à rembourser la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC)" et doivent payer une amende équivalente "au quart de la somme pour blanchiment d'argent", a-t-il ajouté.

M. Zanjani peut faire appel du verdict.

Âgé seulement de 41 ans, cet influent homme d'affaires possédait de nombreuses sociétés, notamment une compagnie aérienne, qui ont été saisies.

Son arrestation était intervenue au lendemain de l'ordre donné par le président modéré Hassan Rohani à son gouvernement de lutter contre "la corruption (...) en particulier de ceux qui ont tiré profit des sanctions économiques".

Il a été jugé dans un rare procès public qui a duré plusieurs mois. Il avait notamment expliqué que sous le gouvernement de l'ex-président conservateur Mahmoud Ahmadinejad, le ministère du Pétrole avait demandé son aide pour rapatrier l'argent du pétrole vendu à l'étranger.

Téhéran avait du mal à rapatrier cet argent à cause du durcissement à partir de 2012 des sanctions internationales imposées à l'Iran à cause de son programme nucléaire.

Après l'entrée en vigueur en janvier de l'accord nucléaire conclu six mois auparavant par le gouvernement Rohani avec les grandes puissances, une grande partie des sanctions, notamment bancaires, ont été levées.

Durant son procès, M. Zanjani a dit à plusieurs reprises être prêt à verser cet argent, demandant au ministère du Pétrole de lui donner un numéro de compte dans une banque étrangère. Mais l'argent n'a jamais été versé.

sgh/feb