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06/03/2016 09:09 EST | Actualisé 07/03/2017 00:12 EST

Honduras: les indigènes veulent poursuivre la lutte de la militante écologiste assassinée

Les indigènes de l'ethnie lenca qui étaient conduits par la militante écologiste hondurienne Berta Caceres, assassinée jeudi, ont annoncé dimanche la poursuite de leur combat pour préserver le fleuve Gualcarque, menacé par un projet hydroélectrique.

"Nous allons poursuivre la lutte, parce que nous ne voulons pas manquer d'eau", a déclaré à l'AFP Maria Mercedes Gomes, âgée de 61 ans, opposée comme les autres manifestants au projet de barrage qui menace de priver d'eau des centaines d'habitants.

Selon Maria Mercedes Gomes, DESA, une entreprise à capital hondurien, dévie le cours de la rivière avec des tracteurs. Certains indigènes sont malgré tout en faveur du projet car ils ont vendu leur terrain ou reçu de l'argent de l'entreprise.

C'est le combat que menait la dirigeante du Conseil civique des organisations populaires et indigènes du Honduras (COPINH) avant d'être tuée par balles par au moins deux hommes jeudi à l'aube dans sa maison de La Esperanza, à environ 200 km du nord-ouest de Tegucigalpa.

Plus de 10.000 personnes ont assisté samedi à l'enterrement de la militante écologiste, un meurtre qui a suscité l'indignation de la communauté internationale.

L'unique témoin du crime est Gustavo Castro Soto, un Mexicain qui dormait dans la chambre à côté, membre de l'organisation Amis de la terre, qui a été touché d'une balle quand il est sorti voir ce qui se passait, et a fait le mort pour éviter que les deux hommes ne continuent à le viser.

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