NOUVELLES
06/03/2016 06:39 EST | Actualisé 07/03/2017 00:12 EST

France: deux lycéennes soupçonnées de "radicalisation" jihadiste en fuite

Deux lycéennes françaises soupçonnées de vouloir rejoindre les rangs du groupe Etat islamique en Syrie étaient recherchées dimanche, une d'elles faisant partie des centaines d'adolescents "radicalisés" actuellement suivis par les autorités.

Samedi, la gendarmerie nationale a lancé un appel à témoins pour tenter de retrouver Israé A. et Louisa B, âgées de 15 et 16 ans. Selon les gendarmes, alertés vendredi soir, ces deux pensionnaires d'un établissement de Seynod, près d'Annecy (est), sont "susceptibles de quitter le territoire national par tous les moyens, et d'utiliser de fausses identités".

La justice soupçonne les deux mineures "d'être parties ou de vouloir partir en Syrie" et évoque leur "projet de prendre un train pour Paris depuis Chambéry". Selon la même source, Israé était "déjà suivie pour radicalisation" et "avait été placée en foyer", avec "interdiction de sortie du territoire". Pareille mesure a été délivrée samedi pour Louisa.

Israé était suivie par le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'Islam (CPDSI), un organisme agréé par les autorités françaises. Selon sa fondatrice Dounia Bouzar, la jeune fille venait de sortir d'un hôpital psychiatrique pour "dépression de l'adolescence".

Le CPDSI dit suivre actuellement un millier de jeunes radicalisés, la plupart signalés par les familles, parmi lesquels 70% ont moins de 20 ans et le plus âgé n'en a que 22. Chez les filles, les tentatives de départ peuvent commencer dès 12 ans, 15 ans pour les garçons.

Selon une source officielle, plus d'un millier de Français se sont rendus en Syrie ou en Irak, dont près d'un tiers de femmes. Près de 600 s'y trouvent toujours et "161 au moins" y sont morts.

spe-nd/ppy/nou/ger