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06/03/2016 05:15 EST | Actualisé 07/03/2017 00:12 EST

18 migrants noyés dans la mer Égée, la Macédoine resserre davantage sa frontière

IDOMENI, Grèce — Au moins 18 personnes se sont noyées au large de la Turquie, en tentant d'atteindre la Grèce, dimanche, alors que les autorités de la Macédoine imposaient de nouvelles restrictions sur l'entrée de réfugiés par la frontière grecque.

La garde côtière turque a lancé une opération de sauvetage pour d'autres migrants possiblement disparus dans l'accident. Quinze autres ont été secourus au large de Didim, dans la mer Égée.

D'après une agence de nouvelles privées, Dogan, trois enfants ont perdu la vie.

Chaque jour, des centaines de migrants fuyant des pays en conflit violent tentent la dangereuse traversée en mer pour passer de la Turquie à la Grèce, d'où ils espèrent atteindre les pays de l'Europe du Nord et de l'Ouest. Toutefois, la Macédoine, un pays voisin de la Grèce, a imposé de sévères restrictions sur les entrées de migrants, créant un goulot d'étranglement énorme à la frontière. Samedi, quelque 14 000 personnes étaient coincées à Idomeni, à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, dans l'attente d'avoir la permission d'entrer. 

Dimanche, les autorités macédoniennes ont ajouté des règles, en n'acceptant désormais que les réfugiés provenant de villes considérées comme étant en guerre. Cela signifie qu'une famille venant d'Alep, en Syrie, pourrait entrer dans le pays, mais qu'une autre de Damas, la capitale syrienne, ou de Bagdad, la capitale irakienne, sera refusée.

Par ailleurs, à un sommet sur la crise de migration entre l'Union européenne et la Turquie débutant lundi, les leaders européens ont l'intention de persuader le premier ministre turc de ralentir l'afflux de migrants qui quittent chaque jour les côtes de la Turquie et de reprendre des milliers d'entre eux qui ne répondent pas aux conditions pour obtenir l'asile.

Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a fait une déclaration semblable, dimanche, affirmant que la Grèce ne peut gérer l'afflux, à moins que la Turquie n'empêche les bateaux de quitter ses côtes.

M. Tsipras a également critiqué l'Europe pour ne pas avoir respecté ses engagements de relocaliser des réfugiés selon un plan qui n'a jamais vraiment été mis en oeuvre.