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02/03/2016 10:20 EST | Actualisé 02/03/2016 10:31 EST

Historia: prêts à vous battre pour «Le lot du diable»?

Courtoisie Historia

«Survivor rencontre Les pays d’en haut». C’est la description suggérée pour la téléréalité «à saveur historique immersive» Le lot du diable, que la chaîne Historia diffusera à l’hiver 2017, et pour laquelle on recrute présentement des candidats braves, que le travail physique, les conditions rudimentaires et l’absence de confort douillet n’effraie pas. «Avez-vous l’étoffe d’un colon?», demande Historia aux Québécois, dans son formulaire d’inscription, laissant ainsi place à quantité de blagues douteuses.

Mais oublions les jeux de mots à double sens. Le concept du Lot du diable ne doit pas être mélangé avec celui de La grande traversée de Radio-Canada. Dans cette dernière aventure, les participants traverseront littéralement l’Atlantique en 45 jours, dans un voilier à trois-mâts, avec les mêmes moyens que ceux dont disposaient les navigateurs du début du 18e siècle.

Alors que, dans Le lot du diable, les 14 concurrents de 18 ans et plus, hommes et femmes, s’uniront pour «bâtir, en un mois, à la sueur de leur front, les bases d’un village de colonie, situé au début du 20e siècle, dans la dernière phase de colonisation du Québec», résume Catherine Vidal, directrice des productions originales d’Historia.

La maison de production Zone 3 est toutefois à la tête des deux émissions. David Gauthier (L’amour est dans le pré, Les chefs!), réalisera, Nicolas Lemay (Occupation double, Prière de ne pas envoyer de fleurs) sera producteur au contenu, et le consultant historique professionnel Billy Rioux apportera son œil expert à l’ensemble du Lot du diable, qui comptera 10 épisodes de 60 minutes.

Le meilleur et le pire

La période qu’on recréera dans Le lot du diable sera donc celle des années 1930, au moment de la dernière vague d’appropriation de la province, pendant la crise économique. Et les courageux qui se prêteront à l’exercice évolueront dans un contexte similaire à celui qui prévalait alors : ils se nourriront de lard salé, de farine, de pois secs et de mélasse, et n’auront en poche, comme seuls accessoires hygiéniques, qu’un bloc de savon noir et une brosse à dents rustique.

L’équipement sera limité aux outils qui étaient jadis accessibles, au même titre que les vêtements. Il faudra donc user de cran et de débrouillardise pour ne pas craquer pendant ces semaines en forêt.

«Ce qui va faire sortir le pire et le meilleur de chacun, signale Catherine Vidal. Ils seront complètement déracinés du confort de la vie moderne.»

Évidemment, les joueurs du Lot du diable ne feront pas que se la couler douce entre deux beurrées de mélasse. Ils devront trimer dur ; non seulement bâtiront-ils leur village encore inexistant, mais ils auront aussi des défis supplémentaires à relever, faute de quoi, ils seront éliminés. À la fin des 10 semaines, un(e) seul(e) téméraire repartira avec l’alléchant grand prix de 100 000$ en argent.

Les épreuves auront toutes un lien avec le grand thème du Lot du diable : construire une maison ou une cabane avec seulement des instruments manuels, dessoucher une part de terrain dans un délai record, assurer la survie des récoltes, etc. Et, régulièrement, on mettra des bâtons dans les roues des participants en les soumettant à des tentations auxquelles ils devront résister, sous peine d’être évincés du parcours. Fatigués, coupés du monde extérieur, nos valeureux «faux premiers arrivants» parviendront-ils à ne pas céder à une douche chaude ou à un appel à un être cher?

Inspecteur de la colonie

Le groupe sera guidé dans son épopée par un «inspecteur de la colonie», qui sera également animateur du Lot du diable. Ce pourrait aussi être une «inspectrice», les ficelles du projet n’étant pas encore toutes attachées. Ce maître ou cette maîtresse de jeu aura souvent le mandat de désigner la personne qui quittera la compétition à la fin de l’épisode. Parfois, les membres de l’équipe pourraient aussi effectuer ce choix entre eux, mais le public n’aura pas son mot à dire.

On est en outre à la recherche du lieu où s’éreinteront nos futurs «nouveaux colons», ériger une colonie n’étant pas à la portée de n’importe quel coin de rue de la métropole.

Les enregistrements du Lot du diable auront lieu en août prochain, un mois dont le climat ni trop rude, ni trop froid, ni trop chaud est propice aux lourds travaux extérieurs. «En août, il va quand même y avoir des mouches, mais un peu moins qu’en juin», a blagué Catherine Vidal.

On sait depuis un moment qu’Historia aspire à insérer davantage de contenu original dans sa programmation. Avant les Fêtes, on apprenait qu’une série inspirée de la vie de Jean Béliveau, écrite par Jacques Savoie (Les orphelins de Duplessis, Le berceau des anges) et réalisée par Patrice Sauvé (La vie, la vie, Grande Ourse) est actuellement en préparation, et y sera diffusée l’an prochain.

On peut s’inscrire dès maintenant, et jusqu’au 15 avril, au Lot du diable, en consultant le www.lelotdudiable.historiatv.com.

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