POLITIQUE
01/03/2016 06:19 EST | Actualisé 01/03/2016 06:30 EST

Injonction contre Énergie Est : Rona Ambrose blâme le manque de leadership de Justin Trudeau

Si le Québec doit poursuivre TransCanada pour son projet Énergie Est, c’est à cause du « manque de leadership » du premier ministre Justin Trudeau, selon la chef conservatrice Rona Ambrose.

Elle a fait ces commentaires pendant une séance de questions dans les bureaux de Twitter Canada, où elle a répondu aux questions des internautes pendant une heure sur sa vision de l’économie, la défense nationale et Bombardier.

Ambrose en a aussi profité pour critiquer le nouveau processus d’évaluation au niveau fédéral, qui « ne rassure pas » le Québec.

Elle avait tenu des propos similaires lors de la sortie du maire de Montréal, Denis Coderre, et la Communauté métropolitaine de Montréal contre Énergie Est, à la fin janvier, disant qu’Énergie Est « nuit à l’unité du pays ».

La députée albertaine Michelle Rempel a fait écho à ses propos. Sur Twitter, elle dit que Justin Trudeau « aurait dû démontrer du leadership au lieu de rejeter l’importance du pétrole canadien ». « Certains semblent pensent que la chasse est ouverte », a-t-elle ajouté.

Candice Bergen, porte-parole de l’opposition pour les Ressources naturelles, semble douter de la suite des choses. Après des années de délais judiciaires et des milliers d’emplois perdus, elle demande si Québec approuvera tout de même le projet.

Voies pas si ensoleillées dans l’ouest

Si Trudeau a nié les divisions régionales du moment, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, ne partage pas son optimisme.

Wall, qui dit que le projet divise l’est et l’ouest du pays, aurait demandé à son ministre du Commerce de protéger les intérêts de l’Ouest canadien.

Il est aussi très cynique à propos de la taxe sur le carbone promise pour une meilleure acceptabilité sociale des pipelines. « Comment est-ce supposé fonctionner? » a-t-il lancé sur Twitter.

Du côté de l’Alberta, la première ministre, Rachel Notley, a dit qu’elle allait suivre la situation de près, mais n’allait pas s’y opposer pour le moment.

Le chef du Parti Wildrose, Brian Jean, a quant à lui ressorti l’argument de la péréquation, utilisé ad nauseam après la sortie des maires de la région du Grand Montréal.

« Si Québec n’appuie pas Énergie Est, ils peuvent retourner leurs paiements de la péréquation et expliquer pourquoi ils préfèrent le pétrole saoudien au pétrole canadien », a-t-il écrit.

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