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01/03/2016 09:26 EST | Actualisé 01/03/2016 09:26 EST

Injonction contre TransCanada: Québec ne cherche pas la «chicane», dit Couillard

La Presse Canadienne

VANCOUVER - Québec ne cherche pas à provoquer "une chicane entre l'est et l'ouest du pays" en demandant aux tribunaux d'émettre une injonction contre TransCanada, a insisté mardi le premier ministre Philippe Couillard.

Le chef libéral savait que l'annonce "attirerait l'attention", puisqu'elle survient la veille d'une rencontre entre les premiers ministres provinciaux et territoriaux, mais ce n'était "pas planifié", a-t-il indiqué à Vancouver.

Déjà, elle a fait réagir vigoureusement le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, selon qui ce geste "politiquement diviseur" est motivé par des questions de "politique environnementale".

Le dirigeant de la province de l'Ouest s'est dit en faveur d'un processus d'évaluation environnementale national unique où les provinces ne pourraient imposer leur propre processus réglementaire.

Ce n'est pas l'avis de Philippe Couillard, qui juge normal que chaque province applique ses lois _ dans ce cas, la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE).

Il a rappelé que la Cour suprême de la Colombie-Britannique a récemment rendu un jugement selon lequel l'environnement était une compétence partagée entre le fédéral et les provinces.

Le premier ministre Couillard a par ailleurs signalé que le dépôt de cette requête d'injonction contre le promoteur de l'oléoduc Énergie Est n'est "en aucun cas un message pour ou contre le projet".

Le projet vise à acheminer le pétrole des sables bitumineux albertains à travers un oléoduc de quelque 4600 kilomètres jusqu'au Nouveau-Brunswick, en passant par le Québec.