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29/02/2016 05:50 EST | Actualisé 01/03/2017 00:12 EST

Migrants: le Haut-Commissaire aux droits de l'homme dénonce une "xénophobie" croissante

Les migrants, déjà traumatisés par les "atrocités" commises dans leur pays, doivent en outre affronter, à leur arrivée en Europe, une xénophobie croissante, a déploré lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, dénonçant le "discours de haine" de certains dirigeants.

"Les conflits en Syrie, en Irak et ailleurs ont libéré un mélange toxique de forces malveillantes, avec des actes d'atrocité écoeurants et l'émergence de gangs de trafiquants d'êtres humains", a déclaré Zeid Ra'ad Al Hussein.

"Le traumatisme subi par les migrants est terrible, ils méritent la compassion et la sympathie de la communauté internationale", a-t-il ajouté à l'ouverture du Conseil des Droits de l'homme de l'ONU.

Or, ils sont à l'inverse confrontés à une montée de "xénophobie", a-t-il regretté. L'érection de barrières frontalières "face à l'afflux de ces gens désespérés est un acte de cruauté et (une mesure) illusoire", a-t-il estimé.

Lundi, plus de 7.000 migrants et réfugiés restaient bloqués lundi à la frontière gréco-macédonienne après des restrictions imposées par plusieurs pays dont l'Autriche et de spays des Balkans.

M. Zeid a également mis en garde contre "la présentation déformée d'une prétendue invasion de gens qui manifestement fuyent des pays" où leur existence est en danger.

"Lorsque des dirigeants prononcent ou attisent des discours de haine, comme nous l'avons constaté au cours des derniers mois -- des discours de haine contre les migrants et des groupes ethniques et religieux spécifiques, ils suscitent des ondes de choc dont l'impact mènera à la violence", a-t-il ajouté.

Les réfugiés ne représentent pas "une menace pour la société", a-t-il insisté, tout en assurant ne pas minimiser les "difficultés logistiques" que doivent affronter les pays d'accueil ou de transit.

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