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29/02/2016 02:20 EST | Actualisé 01/03/2017 00:12 EST

Grèce: la police macédonienne tire des gaz lacrymogènes contre des migrants à la frontière (AFP)

La police macédonienne a tiré lundi des gaz lacrymogènes contre un groupe de 300 Syriens et Irakiens ayant tenté de forcer la barrière frontalière entre la Grèce et la Macédoine au poste d'Idomeni, les empêchant de passer en Macédoine.

Après avoir forcé un cordon policier grec, des migrants ont envahi la voie ferrée et cassé une partie de la barrière de barbelés marquant la frontière avec la Macédoine.

Certains des migrants ont jeté des pierres contre la barrière et les policiers macédoniens ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes, selon un journaliste de l'AFP.

Les migrants ont reculé tandis que de nombreux enfants souffrant des problèmes respiratoires en raison des gaz lacrymogènes, ont dû être soignés.

Selon l'ONG Médecins du monde (MDM) sur place, "au moins 30 personnes ont demandé à être soignées, dont de nombreux enfants".

La situation est très tendue au poste grec d'Idoméni, où plus de 7.000 migrants et réfugiés restaient bloqués lundi après des restrictions imposées par la Macédoine et des pays des Balkans et de l'UE, sur le nombre des personnes autorisées à entrer sur leurs territoire.

Alors que pendant toute la journée de dimanche, la Macédoine n'avait laissé quasiment aucun migrant traverser, lundi à l'aube 300 Irakiens et Syriens ont finalement pu entrer en Macédoine.

"Plus de 7.000 réfugiés sont à Idomeni, dont 40% sont des femmes et enfants", a indiqué à l'AFP Viki Markolefa, responsable de Médecins du Monde en soulignant que leur nombre est quatre fois plus élevé que la capacité des deux camps installés à Idoméni, où de nombreuses personnes doivent dormir dans les champs.

Un Syrien d'Alep, Abdaljalil, 22 ans, s'est dit désespéré: "Personne ne nous explique pourquoi nous ne pouvons pas traverser. C'est très difficile ici, il n'y a ni place ni nourriture (...) et je ne peux pas rentrer à Alep".

vk/hec/pt