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29/02/2016 01:51 EST | Actualisé 01/03/2017 00:12 EST

Est de la RDC: au moins deux personnes tuées par de présumés rebelles ougandais

Deux personnes au moins ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi par de présumés rebelles ougandais dans le territoire de Beni dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources concordantes.

"Le village de Ntombi dans le territoire de Beni a été le théâtre d'une attaque des ADF (Forces démocratiques alliées). Deux corps viennent d'être retrouvés, décapités à la manchette", a déclaré à l'AFP l'administrateur de ce territoire, Amisi Kalonda.

"Le centre de santé de ce village a été complètement pillé", a-t-il ajouté, joint au téléphone de Goma, capitale de la province troublée du Nord-Kivu.

Le village de Ntombi est situé à environ 40 km au nord-est de Beni, une zone de massacres et attaques attribués aux ADF, dans le nord du Nord-Kivu.

La société civile et l'armée congolaise avancent un bilan beaucoup plus lourd de cette attaque.

Selon le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l'armée "ces terroristes ont tués six personnes à la manchette et trois autres personnes sont portées disparues jusqu'à présent".

Rebelles musulmans opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents depuis 1995 dans l'est congolais, où ils sont accusés de violations graves et répétées des droits de l'homme, et de se livrer à un juteux trafic de bois.

Ces miliciens sont accusés par l'ONU d'avoir tué plus de 500 civils dans une série de massacres ou d'attaques perpétrés depuis octobre 2014 dans le territoire de Beni et aux confins de l'Ituri voisine.

Depuis septembre, les attaques attribuées aux ADF sont plutôt menées à l'arme automatique le long de la route nationale 4, entre Beni et la frontière avec la province de l'Ituri, plus au nord, et sont dirigées vers des postes militaires, quand elles ne visent pas des véhicules ou des passants.

La région de Beni comme l'ensemble de l'est de la RDC est déchirée depuis plus de vingt ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

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