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29/02/2016 01:58 EST | Actualisé 01/03/2017 00:12 EST

Chine: nouvelle baisse de la consommation de charbon en 2015, l'emploi sous pression

La consommation chinoise de charbon a de nouveau reculé en 2015, sous la pression d'un vif ralentissement économique et des efforts environnementaux de Pékin, a annoncé le gouvernement lundi, craignant la probable disparition d'environ 1,3 million d'emplois dans le secteur.

La quantité de charbon brûlé par la Chine a baissé de 3,7% l'an dernier, selon des chiffres publiés par le Bureau national des Statistiques (BNS), après un repli de 2,9% en 2014.

La consommation du pays a doublé sur la décennie 2004-2014, jusqu'à dépasser 4 milliards de tonnes par an.

Le charbon, dont la Chine est le premier consommateur mondial, reste l'indispensable carburant de la croissance du géant asiatique, fournissant en 2015 quelque 64% de l'énergie du pays, selon le BNS, contre 66% en 2014.

Pékin avait même reconnu en novembre avoir massivement sous-évalué sa consommation des dernières années, révisant ses statistiques en nette hausse.

Mais le net essoufflement de la croissance économique chinoise, au plus bas depuis un quart de siècle, accompagné d'un violent ralentissement de la production industrielle, plombe désormais la demande.

Environ 1,3 million d'emploi liés au charbon devraient disparaître, a estimé le ministère, faisant également état de 500.000 postes supprimés dans le secteur de l'acier.

Ce ralentissement est en revanche une bonne nouvelle pour l'environnement qui souffre d'une explosion des émissions de gaz à effet de serre et une pollution atmosphérique endémique dans les grandes métropoles. Sur 366 grandes villes chinoises examinées par l'organisation Greenpeace, quelque 80% ne respectaient pas en 2015 les normes nationales de qualité de l'air, pourtant peu sévères.

"Ces chiffres du BNS montrent que la Chine est en bonne voie de dépasser les objectifs climatiques fixés à Paris" durant la COP 21, s'est réjoui Lauri Myllyvirta, de Greenpeace. "Même si la tendance ne s'accélère pas aussi vite qu'il serait possible".

Pékin s'est engagé à stabiliser ses émissions de CO2 "autour de 2030".

La Chine a par ailleurs promis de moderniser d'ici 2020 ses centrales au charbon afin de diminuer de 60% les émissions des "principaux éléments polluants".

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