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26/02/2016 09:03 EST | Actualisé 26/02/2016 09:03 EST

Volkswagen a jusqu'au 24 mars pour trouver une solution

Ecoloauto.com

Le manufacturier allemand Volkswagen a maintenant une échéance formelle pour trouver une solution au problème des logiciels frauduleux utilisés dans ses voitures diesel. Un juge de la cour de District de San Francisco, Charles Breyer, vient en effet de statuer que les délais écoulés avaient été suffisamment longs.

« Six mois, c’est assez long pour déterminer si le problème peut ou non se corriger », a affirmé le magistrat dans une décision officielle, forçant ainsi VW à régler le cas des quelque 600 000 véhicules touchés en Amérique du Nord par le scandale avoué par le manufacturier en septembre dernier.

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Robert Giuffra, porte-parole de la compagnie, a confirmé au juge que les négociations étaient toujours en cours entre Volkswagen et l’Environmental Protection Agency et le California Air Resources Board pour trouver un compromis satisfaisant, mais qu’il ne pouvait en parler publiquement à la demande des autres intervenants.

On sait qu’au cours des derniers jours, une rumeur a circulé voulant que, outre les réparations techniques de moteurs affectés, le gouvernement américain exigerait aussi de Volkswagen que la compagnie s’engage à produire des voitures électriques dans son usine de Chattanooga au Tennessee.

Une solution technique a été offerte et approuvée en Allemagne, où des centaines de milliers de véhicules sont touchés par le scandale, et les travaux ont débuté, mais pas au rythme souhaité. La même solution n’a cependant pas pu s’appliquer en Amérique du Nord où les normes sont différentes.

Rappelons que la compagnie Volkswagen fait actuellement face à des poursuites de plus de 46 milliards de dollars de la part des autorités américaines dans ce dossier. Plus de 500 poursuites individuelles de propriétaires ont aussi été déposées, aux États-Unis seulement.

Outre ces poursuites, Volkswagen et tous les membres du groupe touchés par le scandale, soit Audi et Porsche, sont toujours sous le coup d’une interdiction de vendre leurs produits diesel pour l’année 2016.

Le scandale

À titre de rappels, mentionnons que plus de 11 millions de véhicules à travers le monde sont touchés par ce scandale baptisé par les médias Dieselgate. Le groupe Volkswagen a, en effet, reconnu en septembre dernier avoir fait usage de logiciels frauduleux sur certains modèles de voitures diesel.

Le logiciel s’activait lorsque la voiture était soumise à des tests d’émissions, ce qui permettait d’en diminuer les résultats, mais se désactivait en usage normal, ce qui entrainait une hausse des émissions de l’ordre de 30 à 40 fois selon les modèles.

Les modèles équipés du moteur 2,0 litres TDI ou de certains moteurs 3,0 litres TDI, vendus depuis 2008, font partie du scandale. Des voitures de toutes les bannières du groupe Volkswagen, incluant Audi, Porsche et Seat, sont du nombre.

La situation a aussi affecté les propriétaires canadiens de Volkswagen Diesel, mais les autorités du constructeur au pays ont affirmé depuis le début qu’ils emboiteraient le pas à Volkswagen Amérique du Nord pour le règlement de ce problème. Déjà, les propriétaires concernés ont reçu une compensation financière de 1000 $ en attendant une solution finale.

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