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25/02/2016 00:38 EST | Actualisé 25/02/2017 00:12 EST

Vote de confiance dans la soirée au Sénat italien sur une union gay révisée

Le gouvernement italien doit engager jeudi soir sa responsabilité au Sénat sur une nouvelle formule de la loi sur les unions gays, désormais privée de toute possibilité d'adoption et vivement critiquée par les associations homosexuelles.

Après avoir échoué à faire passer le texte en l'état avec le soutien du Mouvement 5 Etoiles (M5S), qui s'est rétracté à la dernière minute, le Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi a conclu mercredi soir un accord avec ses alliés du centre-droit.

Un "super-amendement", qui doit être soumis au vote vers 19H00 (18H00 GMT), retire du texte l'article qui permettait d'adopter les enfants naturels de son conjoint ainsi que l'obligation de fidélité au sein du couple.

Mais dans le dernier grand pays d'Europe occidentale à ne reconnaître aucun statut aux couples de même sexe, le texte maintient l'obligation d'assistance morale et matérielle réciproque, la pension de réversion, le titre de séjour pour le conjoint étranger, la possibilité de prendre le nom de son conjoint...

Et il ne ferme pas la porte, comme le réclamaient fermement nombre de centristes, aux demandes d'adoption déposées au cas par cas et qui ont déjà été récemment validées par certains tribunaux "au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant".

"L'accord sur les unions civiles est un fait historique pour l'Italie. Cette fois c'est vraiment la bonne", s'est félicité le chef du gouvernement, Matteo Renzi, mercredi soir sur Twitter.

Militants et sympathisants homosexuels ont pour leur part exprimé leur amertume, dans la rue et sur les réseaux sociaux, devant un "premier pas" aussi timide.

"Nous sommes très déçus, très amers (...). Pour nous, mieux vaut rien du tout qu'une loi de ce type qui nous humilie", a déclaré mercredi à l'AFP Marilena Grassadonia, présidente de l'association Famiglie Arcobaleno (familles arc-en-ciel).

fcc/at