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25/02/2016 16:46 EST | Actualisé 25/02/2017 00:12 EST

Syrie: probable résolution de l'ONU vendredi pour soutenir le cessez-le-feu

Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait adopter vendredi après-midi une résolution qui entérinera l'accord américano-russe de cessation des hostilités en Syrie et exigera son application par toutes les parties prenantes, selon des diplomates.

L'adoption de ce texte, proposé par Washington et Moscou, devrait coïncider avec l'audition du médiateur de l'ONU Staffan de Mistura qui rendra compte par vidéoconférence au Conseil de ses efforts pour faire taire les armes en Syrie et relancer des négociations de paix.

La résolution, dont l'AFP a eu copie, "soutient pleinement" l'accord de cessez-le-feu américano-russe qui est censé entrer en vigueur samedi en Syrie (vendredi 22H00 GMT).

Elle réclame que "toutes les parties à qui s'applique la cessation des hostilités la respecte" et exhorte les membres du Groupe de soutien international à la Syrie à "user de leur influence sur les parties" afin de parvenir à terme à un "cessez-le-feu durable".

Le texte réitère aussi un appel à un "accès humanitaire libre, sûr et rapide" en Syrie, en particulier pour les quelque 4,6 millions de Syriens bloqués dans des zones assiégées ou difficiles à atteindre.

Il réaffirme aussi la nécessité d'un processus de négociations menant à une transition politique et demande à M. de Mistura de convoquer "dès que possible" une nouvelle session de négociations entre le gouvernement et l'opposition syrienne.

Ces négociations sont suspendues depuis début février et M. de Mistura devrait préciser vendredi les perspectives de reprise de ces pourparlers après avoir consulté le Conseil.

Selon des diplomates, il pourrait convoquer une nouvelle session en Suisse pour la fin de la semaine prochaine, à condition que la trêve tienne entretemps.

Le cessez-le-feu a été accepté en principe par le régime et l'opposition ainsi que par les milices kurdes opérant dans le nord de la Syrie mais il exclura les puissants groupes jihadistes Etat islamique (EI) et Front Al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda) qui contrôlent de larges pans du territoire syrien.

Une précédente trêve qui devait entrer en vigueur vendredi dernier, conformément à un accord parrainé par Moscou et Washington, a été ignorée par les belligérants.

avz/are