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24/02/2016 21:45 EST | Actualisé 24/02/2017 00:12 EST

Pakistan: l'armée lance la "dernière phase" de l'offensive contre les extrémistes

Le puissant chef de l'état-major pakistanais a ordonné à ses troupes d'entamer la "dernière phase" d'une offensive contre les groupes extrémistes armés opérant dans le nord-ouest, à la frontière afghane, a indiqué l'armée.

Le général Raheel Sharif a donné cet ordre lors d'une visite aux troupes déployées dans le Waziristan du Nord, où elles mènent depuis juin 2014 une campagne qui a tué selon l'armée des milliers d'insurgés.

"Le général Raheel Sharif a donné l'ordre d'entamer immédiatement la dernière phase de l'opération dans le Waziristan du Nord, qui vise à nettoyer les derniers repaires des terroristes dans des zones encaissées et très arborées, à les isoler et couper les liens de tous sans distinction avec leurs soutiens où qu'ils soient dans le pays", a assuré l'armée dans un communiqué publié tard mercredi.

Un peu plus tard, un porte-parole militaire a indiqué via Twitter que l'opération avait "commencé", mais l'armée n'a donné aucun autre détail.

L'opération militaire Zarb-e-Azb, lancée sous la pression des Etats-Unis, vise à éradiquer les bases des groupes extrémistes armés qui opéraient jusque là impunément dans la zone tribale du Waziristan du Nord, et à mettre fin à une décennie de violences islamistes ayant coûté la vie à des milliers de Pakistanais.

En représailles, des talibans se sont attaqués en décembre 2014 à une école gérée par l'armée dans la principale ville du Nord-Ouest, Peshawar, tuant plus de 150 personnes, en majorité des élèves, ce qui a entraîné une intensification de l'opération militaire.

Les Etats-Unis ont qualifié l'offensive de succès, et le niveau des violences a nettement baissé au Pakistan depuis son lancement, le nombre de victimes des attaques extrémistes étant tombé en 2015 à son plus bas niveau depuis l'émergence des talibans en 2007.

L'armée pakistanaise assure avoir tué plus de 3.600 extrémistes au Waziristan du Nord, tandis que 358 soldats ont été tués. Mais selon des observateurs, nombre d'insurgés ont été repoussés de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan.

Les médias n'ont pas accès à la région, ce qui empêche toute vérification indépendante des bilans.

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