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25/02/2016 04:44 EST | Actualisé 25/02/2017 00:12 EST

Migrants : Athènes convoque son ambassadrice à Vienne pour des consultations

Athènes a convoqué jeudi son ambassadrice à Vienne pour des consultations sur fond de querelle entre la Grèce et l'Autriche au sujet de la crise migratoire, a-t-on appris de source gouvernementale.

"En vertu d'une décision du ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias, l'ambassadrice de Grèce à Vienne a été rappelée à Athènes pour des consultations afin de sauvegarder les bonnes relations entre les pays et les peuples de la Grèce et de l'Autriche", selon un communiqué ministériel.

Athènes avait protesté mardi auprès de Vienne et de l'UE en raison du renforcement "unilatéral" des contrôles aux frontières des pays des Balkans, ce qui a provoqué le blocage de milliers de migrants sur le territoire grec.

Au poste d'Idomeni à la frontière gréco-macédonienne, au moins 3.500 migrants attendaient jeudi de pouvoir entrer en Macédoine, qui a considérablement réduit le nombre de ceux autorisés à pénétrer sur son territoire.

A la suite d'une décision prise par cinq pays de la route des Balkans, Autriche, Macédoine, Croatie, Slovénie et Serbie, le contrôle a été renforcé côté macédonien, la police n'autorise depuis dimanche que les Syriens et les Irakiens à passer, ce qui provoque un embouteillage côté grec.

Les autorités grecques ont été contraintes de conduire une partie de ces migrants dans les camps d'accueil de Diavata, dans le nord, et de Schisto, près d'Athènes.

Jeudi, seules 100 personnes ont jusqu'à présent été autorisées à passer en Macédoine, après 250 pour toute la journée de mercredi.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a menacé mercredi de dorénavant refuser tout accord européen si le fardeau de la crise migratoire "n'est pas partagé d'une manière proportionnelle" par les pays membres de l'Union européenne.

Il a annoncé la convocation de tous les chefs des partis grecs pour se mettre d'accord sur la gestion de la crise migratoire avant le sommet du 7 mars à Bruxelles.

"Il faut le plus large consensus politique sur cette question. Nous n'allons pas accepter que notre pays se transforme en un entrepôt d'êtres humains", a souligné le Premier ministre.

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