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25/02/2016 16:34 EST | Actualisé 25/02/2017 00:12 EST

Les États-Unis proposent des sanctions plus sévères contre la Corée du Nord

Les États-Unis ont présenté, jeudi, un projet de résolution devant le Conseil de sécurité de l'ONU qui, selon eux, augmentera de façon importante la pression exercée sur la Corée du Nord en réaction à ses récents tests nucléaires et de missiles.

Selon l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Samantha Power, le projet, qui imposerait pour la première fois l'inspection obligatoire des navires de charge à leur départ et à leur arrivée en Corée du Nord, va plus loin que les précédents et a été conçu de manière à assurer que Pyongyang sera tenu responsable de ses actes.

Prenant la parole avant une réunion durant laquelle les États-Unis comptaient soumettre leur proposition aux 15 membres du Conseil, Mme Power a affirmé que le projet constituait une amélioration majeure et que, advenant son adoption, il permettrait de faire pression dans plus de domaines et de manière plus appuyée.

Le projet de résolution est le fruit d'une entente entre les États-Unis et la Chine, le principal allié de la Corée du Nord. L'implication de Pékin est le signe d'un changement de politique de la part du gouvernement chinois par rapport à son turbulent voisin.

Le vote du Conseil de sécurité sur le projet devrait avoir lieu au courant du week-end.

À la suite de la réunion de jeudi, l'ambassadeur de la Chine à l'ONU, Liu Jieyi, a déclaré que Pékin s'opposait à tout test nucléaire et de missile balistique, et a dit espérer que la proposition éviterait que de telles activités se reproduisent dans le futur.

M. Jieyi a ajouté que le gouvernement chinois travaillait en étroite collaboration avec les autres membres du Conseil et souhaitait que le projet de résolution atteigne son objectif de «dénucléarisation» et apporte «paix et stabilité».

Samantha Power a précisé que le projet de résolution interdirait aussi la vente d'armes légères et d'autres armes conventionnelles à la Corée du Nord, remédiant ainsi à une lacune présente dans les projets antérieurs.

D'après Mme Power, le projet limiterait ou même interdirait à Pyongyang d'exporter du charbon, du fer, de l'or, du titane et d'autres minerais rares, en plus d'empêcher les autres nations de vendre du carburant d'aviation, incluant celui pour les roquettes, au pays.

En outre, le projet de résolution imposerait des sanctions financières au régime nord-coréen visant ses banques et ses actifs.

La Corée du Nord a commencé la nouvelle année en effectuant ce qu'elle a décrit comme son premier test de bombe à hydrogène le 6 janvier suivi du lancement d'un satellite sur une roquette le 7 février, un événement que plusieurs ont estimé être un test de missile déguisé.

Au cours des 10 dernières années, Pyongyang a réalisé quatre tests nucléaires et lancé six missiles de longue portée, activités toutes prohibées par des résolutions du Conseil de sécurité.