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25/02/2016 00:07 EST | Actualisé 24/02/2017 00:12 EST

L'Iran depuis la révolution de 1979

Dates-clés de la République islamique d'Iran où des élections se déroulent vendredi:

-Révolution-

Le 11 février 1979, la radio iranienne annonce "la fin de 2.500 ans de despotisme et la chute de la dictature des rois", dix jours après le retour triomphal à Téhéran de l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, symbole de l'opposition au régime du Shah. La République islamique est proclamée le 1er avril.

-Rupture avec Washington-

Le 4 nov 1979, des étudiants islamiques prennent en otages 52 diplomates américains à l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran (libérés le 21 janvier 1981), provoquant en 1980 la rupture des relations entre les deux pays. Washington décrétera en 1995 un embargo total contre l'Iran, accusé de soutenir le terrorisme, puis le pays sera placé sur "l'axe du mal" en 2002 par le président américain George W. Bush.

-Guerre Irak/Iran-

Le 22 sept 1980, l'Irak attaque l'Iran. La guerre durera huit ans (jusqu'au 20 août 1988) et fera plus d'un million de morts dans les deux pays. C'est l'un des plus longs et sanglants conflits du Proche et Moyen-Orient.

-Bras de fer conservateurs/réformateurs-

Le 3 juin 1989, Khomeiny meurt. L'ayatollah Ali Khamenei, président depuis octobre 1981, devient Guide suprême, poste qu'il occupe toujours. Le conservateur modéré Akbar Hachémi Rafsandjani est élu président en juillet puis réélu en 1993 et devient l'artisan d'une relative ouverture.

Son successeur réformateur Mohammad Khatami bute durant ses deux mandats (1997-2005) sur l'obstruction des conservateurs. En juillet 1999, des émeutes étudiantes sont durement réprimées.

-Sanctions internationales-

Le 25 juin 2005, le populiste Mahmoud Ahmadinejad est élu président. En août, il appelle à "rayer de la carte" Israël. La reprise de l'enrichissement d'uranium ouvre une crise avec l'Occident et l'ONU inflige des sanctions le 23 décembre 2006 (renforcées en 2007, 2008 et 2010).

La réélection contestée d'Ahmadinejad en 2009 provoque de juin à décembre d'imposantes manifestations de l'opposition durement réprimées. L'annonce de nouvelles avancées nucléaires vaut à l'Iran de nouvelles sanctions et un embargo pétrolier européen entre en vigueur le 1er juillet 2012.

-Soutien à la Syrie-

Le 16 septembre 2012, le général Mohammad Ali Jafari, chef des Gardiens de la révolution (armée d'élite du régime), admet l'envoi de "conseillers" en Syrie pour aider le régime face à la rébellion commencée en 2011.

Cette aide militaire comprend également l'envoi de "volontaires", notamment afghans. L'Iran, qui se veut le champion de la lutte contre les jihadistes sunnites, est le principal soutien régional de Damas. Le mouvement chiite libanais du Hezbollah, créé en 1982 par Téhéran, intervient aussi en Syrie en soutien du régime.

L'Iran chiite s'oppose ouvertement à l'autre grande puissance régionale, l'Arabie saoudite sunnite, dans les conflits actuels au Proche-Orient --Syrie mais aussi Irak ou Yémen. Début 2016, Ryad rompt ses relations avec l'Iran après l'incendie de son ambassade à Téhéran.

-Accord nucléaire-

Le 14 juillet 2015, l'Iran signe avec les grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) un accord historique qui met fin à un contentieux de plus de treize ans sur le nucléaire. Mis en oeuvre le 16 janvier 2016, il garantit le caractère civil du programme nucléaire iranien en échange d'une levée étalée sur dix ans des sanctions internationales.

L'élection du religieux modéré Hassan Rohani le 14 juin 2013, avait ouvert la voie à cet accord, marquant un réchauffement des relations avec Washington au grand dam de Ryad.

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