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25/02/2016 05:09 EST | Actualisé 25/02/2017 00:12 EST

Grèce: des migrants marchent vers la Macédoine, à défaut de cars pour s'y rendre

Des centaines de migrants marchaient sur les routes grecques jeudi en direction de la frontière macédonienne, au nord de la Grèce, alors que les autorités grecques contrôlent le nombre d'autocars pour s'y rendre afin de ne pas aggraver l'encombrement au poste d'Idomeni.

D'une part, 400 personnes qui avaient été ramenées de la ville frontière grecque d'Idomeni ces derniers jours, et placées par les autorités grecques dans le camp ouvert de Diavata, près de Thessalonique, tentaient, souvent des enfants dans les bras, de retourner à pieds, au poste-frontière, à 80 km de là, a indiqué la police.

"Ils ne veulent pas attendre les bus pour les transférer. Et ni l'armée, ni la police ne peut les arrêter car il y a le risque (d'incidents)", a indiqué le maire de Thessalonique Yannis Boutaris, à une radio locale.

Par ailleurs, dans le centre de la Grèce, à Tempi, des centaines d'autres personnes, également en famille, marchaient aussi en direction d'Idomeni, à 300 km de distance, escortées par des forces policières.

La circulation a été interrompue pour des raisons de sécurité à la mi-journée avant de reprendre dans l'après-midi.

"Il s'agit de familles entières, comment peut-on les arrêter ?", a confié une source policière à l'AFP. "Ils veulent tous aller à Idomeni", a-t-il ajouté, sans préciser comment ces familles étaient arrivées là.

Dans les deux cas, la police n'a pu préciser les nationalités des personnes concernées.

Ce poste-frontière, par lequel migrants et réfugiés transitaient depuis l'été vers la Macédoine, n'acceptait plus récemment que les Syriens, Irakiens et Afghans. Depuis dimanche, elle rejette également les Afghans. Les critères appliqués sur les pièces d'identité présentées ont été de surcroît rehaussés, et le passage est extrêmement lent, d'autant que les policiers Macédoine, pays n'appartenant pas à l'UE, sont actuellement épaulés par des confrères d'Autriche et des Balkans.

Cette situation a provoqué ces derniers jours un engorgement avec plus de 3.500 migrants attendant à la frontière, poussant les autorités grecques à conduire une partie de ces migrants dans les camps d'accueil de Diavata au nord et Schisto près d'Athènes.

Jeudi, seules 100 personnes avaient été autorisées à passer en Macédoine à la mi-journée, après 250 pour toute la journée de mercredi.

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