NOUVELLES
25/02/2016 10:24 EST | Actualisé 25/02/2017 00:12 EST

Gaz de schiste: le résultat des consultations sera connu vendredi

La Commission sur la fracturation hydraulique du Nouveau-Brunswick déposera son rapport vendredi, à Fredericton.

Un texte de Michel Corriveau

Cette commission doit répondre à des questions importantes et ses travaux devraient orienter la décision du gouvernement de permettre ou non l'exploitation du gaz de schiste.

Après un peu moins d'un an de consultations, la commission en vient à plusieurs conclusions. D'abord, la commission estime qu'il est grand temps d'établir une meilleure relation avec les Autochtones, lorsqu'il s'agit du développement des ressources naturelles.

Aussi, la commission rejette le préjugé que les opposants à l'exploitation du gaz de schiste sont mal informés. Selon elle, plusieurs opposants ont bien étudié les conséquences de cette exploitation, certains depuis des années.

La commission rejette aussi l'idée que l'industrie du gaz de schiste serait irresponsable face aux risques humains et environnementaux.

Les travaux de la commission devraient permettre au gouvernement de déterminer s'il existe ou non une acceptation sociale du développement de l'industrie du gaz de schiste, s'il y a suffisamment d'information crédible, s'il existe un plan pour atténuer les impacts de l'exploitation et si la province peut s'assurer d'en tirer le maximum de bénéfices.

L'heure est aux choix

À Fredericton, les attentes divergent face au rapport de la Commission sur la fracturation hydraulique.

« C'est important pour le Nouveau-Brunswick d'avoir la possibilité d'avoir cette industrie. C'est clef pour nous. Notre économie n'est pas en bonne forme maintenant, alors c'est vraiment vraiment clef d'avoir l'opportunité d'avoir cette industrie ici », affirme le député progressiste-conservateur Glen Savoie.

Pour sa part, le chef du Parti vert souhaite que le gouvernement impose un moratoire permanent.

« Je pense que la commission va dire qu'il est impossible de mettre en place un contrat social au Nouveau-Brunswick pour le développement du gaz de schiste », soutient David Coon.

Rappelons que quelques mois après leur élection en 2014, les libéraux ont imposé un moratoire sur la fracturation hydraulique.