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25/02/2016 12:16 EST | Actualisé 25/02/2016 12:16 EST

Dixième débat républicain: Donald Trump et les autres

ASSOCIATED PRESS
Republican presidential candidate Donald Trump smiles as he greets voters at a caucus site Tuesday, Feb. 23, 2016, in Las Vegas. (AP Photo/Jae C. Hong)

Qui trouvera les arguments - et le ton - pour arrêter la marche triomphante de l'exubérant Donald Trump dans les primaires républicaines?

Les cinq candidats du "Grand Old Party" à la Maison-Blanche se retrouvent jeudi à Houston (Texas) pour un dixième débat crucial avant le "Super Tuesday", rendez-vous du 1er mars au cours duquel 11 États voteront, avec un quart des délégués à la clé.

L'affrontement, qui s'annonce houleux, débutera à 19h30 (21h30, heure de Montréal). Il sera retransmis en direct sur CNN.

Tour à tour hâbleur, moqueur ou menaçant, le milliardaire a trouvé un style qui séduit une partie de plus en plus large - et diverse - de l'électorat républicain et désarçonne ses rivaux, qui peinent à trouver la riposte, l'angle d'attaque qui fera mouche.

Les sénateurs Marco Rubio (Floride) et Ted Cruz (Texas), les deux seuls qui semblent encore en mesure de se battre pour la victoire finale, savent qu'ils jouent très gros sur cette seule soirée texane.

Le neurochirurgien retraité Ben Carson est toujours dans la course, mais plus personne ne semble véritablement prêter attention à lui.

Le gouverneur de l'Ohio John Kasich, qui porte un message plus modéré et moins sombre que ses rivaux sur l'état de l'Amérique, sait qu'il va faire l'objet de pressions croissantes pour se retirer afin que toutes les forces "anti-Trump" se rassemblent autour de la candidature Rubio.

"Les deux mois à venir vont être fantastiques", a lancé "Le Donald" au soir de sa victoire dans le Nevada.

"Pour être honnête, nous n'aurons peut-être même pas besoin de deux mois", a-t-il ajouté, bravache, évoquant l'hypothèse d'un enchaînement de victoires qui lui permettrait de rafler rapidement le nombre de délégués nécessaires pour décrocher l'investiture du parti à la convention de Cleveland, dans l'Ohio (nord), en juillet.

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Rubio à la traîne en... Floride

Fort de ses trois victoires consécutives (New Hampshire, Caroline du Sud, Nevada), et de son statut de grand favori des sondages, Donald Trump optera-t-il pour un ton moins polémique et plus "présidentiel"? Maintenant que Jeb Bush, qui fut longtemps sa cible favorite, a quitté le ring, va-t-il s'attaquer à Rubio avec la même férocité?

"Marco Rubio est un jeune homme très bien. Il ne m'a pas attaqué. Le jour où il m'attaquera, ça va chauffer", a prévenu cette semaine l'homme d'affaires de 69 ans.

Quelques heures avant le début du débat, un sondage Quinnipiac a sonné comme une claque pour ceux qui, au sein du parti républicain, espèrent encore faire barrage au milliardaire: Trump l'emporterait haut la main dans l'Etat de Marco Rubio, la Floride.

Il raflerait 44% des voix parmi les électeurs républicains contre 28% seulement pour le sénateur Rubio. Ted Cruz arriverait en troisième position avec 12%.

"Si Rubio ne peut même pas l'emporter dans son propre État, il est difficile d'imaginer comment il pourrait gagner ailleurs", a commenté Peter Brown, l'un des auteurs du sondage.

La primaire de Floride, prévue le 15 mars, occupe une place à part dans le calendrier électoral: c'est l'État le plus grand dans lequel l'intégralité des délégués est attribuée au candidat qui arrive en tête.

Au sein du parti républicain, certains tablent encore sur un long combat et s'accrochent à un scénario dans lequel trois candidats - Trump, Rubio et Cruz - resteraient en course jusqu'à la convention de juillet, aucun n'ayant réussi à obtenir la majorité absolue des délégués, soit 1237 sur 2472.

Dans ce cas, après un premier tour, les délégués seraient libérés de leur engagement initial et pourraient voter pour le candidat de leur choix dans un second tour. Toutes les cartes seraient alors rebattues.