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25/02/2016 08:57 EST | Actualisé 25/02/2016 09:01 EST

Cigarette électronique: les commerçants vont contester la loi

La Presse Canadienne

Une nouvelle association qui regroupe des vendeurs de cigarettes électroniques va contester la constitutionnalité des restrictions que leur impose Québec. L'Association québécois des vapoteries va déposer ce matin devant la Cour supérieure une demande pour faire invalider la Loi visant à renforcer la lutte contre le tabagisme.

Un reportage de René Saint-Louis

La loi qui a été adoptée l'automne dernier par le gouvernement Couillard fait en sorte que la cigarette électronique, et les liquides qui vont dedans, sont considérés comme des produits du tabac, et donc soumis aux mêmes restrictions.

Les vendeurs de cigarettes électroniques estiment que la nouvelle loi rate son objectif légitime qui est de réduire la consommation des produits du tabac.

Dans un communiqué de presse, l'Association québécoise des vapoteries écrit qu'elle nuit aux personnes qui essaient de réduire ou d'arrêter leur consommation de produits toxiques du tabac.

«Le fait de pouvoir faire tester et essayer nos produits en boutique puisque c'est quand même important que les gens sachent vraiment comment ça fonctionne. C'est quand même un investissement considérable. Donc s'assurer que les gens puissent essayer le produit et dire oui c'est pour moi.»

— Valérie Gallant, présidente de l'Association québécoise des vapoteries

Le procureur de l'association tentera de convaincre le tribunal que c'était à Ottawa, et non à Québec, d'interdire toute forme d'inhalation, donc de vapotage, dans les commerces, puisque cela relève du droit criminel et est donc exclusivement de compétence fédérale.

La présidente de l'Association québécoise des vapoteries, Valérie Gallant, estime aussi que la loi brime la liberté d'expression. «Personnellement, moi Valérie Gallant, sur ma page personnelle Facebook, je n'ai pas le droit de publier des articles de journaux, des études ou quoi que ce soit qui a rapport à la cigarette électronique. Donc nous c'est beaucoup le droit d'expression, le droit commercial», a-t-elle déploré.

L'Association dit représenter la moitié des commerces spécialisés de cigarette électronique de la province.