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24/02/2016 23:22 EST | Actualisé 24/02/2017 00:12 EST

Abus sexuels en Indonésie: un Canadien et un Indonésien doivent retourner en prison

Un Canadien et un Indonésien devront retourner en prison après l'annulation par la Cour suprême de Jakarta de leur acquittement dans une affaire d'abus sexuels sur des élèves d'une prestigieuse école de la capitale, a-t-on appris auprès du greffe jeudi.

L'administrateur canadien de cette école, Neil Bantleman, également de nationalité britannique, et l'enseignant adjoint indonésien Ferdinand Tjiong avaient été reconnus coupables en première instance d'abus sexuels sur trois élèves. Ils avaient été acquittés en appel au mois d'août.

La Cour suprême a annulé le jugement d'appel et a ordonné qu'ils retournent en prison pour purger une sentence de 11 ans, soit un an de plus que leur condamnation initiale, a déclaré Suhadi, un porte-parole de cette instance à l'AFP.

Les deux hommes n'ont eu de cesse de clamer leur innocence et était soutenus par des gouvernements étrangers ainsi que par l'Ecole interculturelle de Jakarta (JIS), un établissement fréquenté par les expatriés vivant dans la capitale ainsi que par des Indonésiens fortunés.

Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer un procès inéquitable et des irrégularités.

Ferdinand Tjiong est retourné en prison jeudi mais les autorités étaient toujours à la recherche de Neil Bantleman, selon un porte-parole du parquet du district sud de Jakarta.

Lorsque le parquet avait fait appel du jugement d'appel, l'enseignant canadien avait fait l'objet d'une interdiction de quitter le territoire. Un porte-parole de l'établissement scolaire, Rully Iskandar, a expliqué que cette interdiction était en principe valable jusqu'à la fin du mois, ajoutant ne pas savoir où il se trouvait.

"Nous sommes en contact avec les familles de Neil et de Ferdi et bien sûr, elles sont choquées, c'est inattendu", a-t-il dit.

L'affaire avait éclaté en avril 2014, lorsque des membres du personnel de ménage avaient été accusés de viol sur un garçon de six ans, puis avait fait boule de neige avec d'autres parents qui avaient dénoncé des abus sexuels sur leurs enfants.

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