POLITIQUE
24/02/2016 07:54 EST | Actualisé 24/02/2016 08:39 EST

IRAI: Geneviève Baril assurera la direction de l'institut sur l'indépendance

INM

QUÉBEC – La direction du futur institut de recherche sur l’indépendance dévoilé mercredi par Daniel Turp sera assurée par une des membres fondatrices de l’Institut du Nouveau Monde, Geneviève Baril.

Sa nomination sera confirmée d’ici un mois, lors de la première réunion du conseil d’administration, selon les informations recueillies par Le Huffington Post Québec.

Geneviève Baril est présentement directrice générale adjointe par intérim de l’INM. Elle s’est notamment fait connaître à titre de présidente de la FECQ en 1999 et siège au Conseil du statut de la femme. Elle a également été vice-présidente du Conseil permanent de la jeunesse.

«La personne qu’on veut embaucher est choisie», a confirmé mercredi le président du CA du nouvel organisme, Daniel Turp, sans toutefois dévoiler le nom de la candidate retenue.

Geneviève Baril prendra donc la tête de l’Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI) promis par Pierre Karl Péladeau lors de sa course à la chefferie.

Il n’a pas été possible de joindre Geneviève Baril mercredi malgré de nombreux appels téléphoniques.

Le choix de la future directrice générale s’est fait «conjointement» par Daniel Turp et Pierre Karl Péladeau. Malgré tout, Daniel Turp juge que celle-ci pourra agir en toute indépendance. «[Pierre Karl Péladeau] a été amené à rencontrer les candidats et je pense que la personne qui aura été choisie voudra aussi, comme moi, assurer l’indépendance de cet institut, même si monsieur Péladeau a été associé aux consultations et au choix de cette personne», explique-t-il.

Daniel Turp

Dès que l’institut deviendra une personne morale, Pierre Karl Péladeau ne sera plus impliqué dans sa gestion, assure Daniel Turp. «Monsieur Péladeau n’aura pas de rôle [au sein de l’organisme]», dit-il.

De plus, les études produites par l’organisme pourront servir à tous les partis indépendantistes. «Monsieur Péladeau, comme chef du Parti québécois va pouvoir s’inspirer, dans son programme, des recherches qu’on va faire; fonder peut-être des parties de son programme et des politiques sur des recherches qu’on aura faites. Mais madame David, monsieur Khadir, monsieur Zanetti et d’autres pourront faire la même chose», explique Daniel Turp en référence aux leaders de Québec solidaire et Option nationale.

Quant au financement, il sera assuré par des dons du public, notamment à travers des campagnes de sociofinancement. Pierre Karl Péladeau a déjà annoncé son intention de faire un don important à l’organisme. «Toute contribution va être appréciée, qu’elle soit petite, moyenne ou grande», dit Daniel Turp.

L’ex-député péquiste rappelle que le plafond des dons aux partis politiques provinciaux est passé en 2013 de 1000$ à 100$. Certains militants pourraient être tentés de verser la différence au nouvel organisme qui devrait obtenir le statut d’organisme de charité, ce qui lui permettra d’offrir une déduction d’impôts aux donateurs.

Daniel Turp prévoit publier les premières études de l’IRAI dès l’automne prochain. Pour renouveler l’argumentaire souverainiste, l’institut mettra l’accent sur les questions économiques.

Par exemple, les chercheurs tenteront de démontrer qu’un Québec indépendant serait viable financièrement, même sans versement de péréquation de la fédération canadienne. «On tend à dire que, sans péréquation, le Québec n’est pas viable, alors que je crois qu’on peut démontrer qu’il le serait, dit Daniel Turp. Mais encore faut-il faire une étude pour le démontrer. C’est une des études importantes que l’on va faire.»

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