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23/02/2016 05:37 EST | Actualisé 23/02/2016 05:37 EST

Sainte-Justine rappelle son devoir de protéger les enfants

Radio-Canada.ca

La direction du CHU Sainte-Justine a réagi avec réserve au rapport de la Commission des droits de la personne qui conclut que les droits de plusieurs patients de l'hôpital ont été lésés lorsque leurs parents ont été soupçonnés de maltraitance.

Une majorité de ces parents ont par la suite été lavés de tout soupçon.

« Il est important de mentionner que le rapport de la Commission affirme que les professionnels concernés étaient tout à fait justifiés d'effectuer un signalement, car ils ont constaté que les enfants présentaient des blessures réelles et que d'autres éléments les amenaient à avoir des ''motifs raisonnables de croire'' à une possible maltraitance. Ainsi, dans ces dossiers, les professionnels étaient justifiés de signaler ces situations au DPJ, » écrit la direction du CHU dans son communiqué mardi.

Elle s'engage aussi « à faire un suivi rigoureux pour chacune des recommandations émises par la Commission des droits de la personne afin d'améliorer ses façons de faire ».

« Nous comprenons que ces événements sont douloureux pour les familles concernées, mais il est de notre devoir de favoriser la protection des enfants. Le CHU Sainte-Justine réitère l'importance de signaler tous les cas où la sécurité ou le développement d'un enfant est ou pourrait être considéré comme compromis. »

— La direction du CHU Sainte-Justine

Le rapport de la Commission cite plusieurs articles de la Loi de la protection de la jeunesse « enfreints » par le personnel de Sainte-Justine ou par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Dans au moins trois cas, la Commission précise que le personnel de Sainte-Justine a outrepassé sa juridiction en effectuant une partie du travail d'évaluation des signalements, une responsabilité pourtant exclusive à la DPJ.

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