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22/02/2016 07:49 EST | Actualisé 22/02/2016 07:58 EST

Volkswagen obligé de construire des véhicules électriques aux États-Unis

Ecoloauto.com

La punition financière pourrait bien ne pas être la seule conséquence de la tricherie avouée de Volkswagen sur certaines de ses voitures puisque l’Environmental Protection Agency américaine aurait exigé du constructeur qu’il investisse dans son usine du Tennessee pour fabriquer des voitures électriques, comme la version de production de la Budd-e concept.

Selon le site spécialisé Automotive News, cette exigence s’inscrirait comme une des punitions infligées au constructeur allemand pour tenter de corriger la situation face aux millions de véhicules au diesel manipulés pour offrir de meilleures performances en situation de test que dans la réalité.

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L’EPA exigerait aussi de Volkswagen que la compagnie contribue à mettre en place un réseau complet de bornes de recharge électrique pour ses voitures assemblées à Chattanooga. Aucune réponse officielle n’aurait encore été donnée par Volkswagen.

Il faut dire que le constructeur n’est pas encore sorti de l’auberge dans ce dossier puisque le gouvernement américain tarde toujours à approuver les méthodes proposées pour corriger le logiciel frauduleux installé dans les voitures diesel.

En Allemagne, où les réparations ont été autorisées, les choses vont cependant moins rapidement que prévu, alors que 4 300 véhicules ont pour le moment été corrigés, sur les 2,4 millions visés par le rappel.

À ce rythme, il faudra attendre la fin de l’année 2048 pour que tous les véhicules soient remis en état de marche. Les dirigeants de Volkswagen affirment cependant que tout va selon le plan original et que le tout devrait être complété en Allemagne d’ici la fin de l’année.

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Galerie photo Huit voitures électriques aux performances redoutables Voyez les images

Deux méthodes de correction ont été approuvées. Ainsi, la majeure partie des véhicules concernés n’ont besoin que d’une mise à jour de leur logiciel d’origine, une réparation qui ne prend que 30 minutes environ.

Certaines versions, notamment les voitures étant équipées du moteur 4 cylindres 1,6 litre diesel, ont aussi besoin de l’ajout d’un tube permettant de contrôler le débit de l’air. Il faut cette fois 45 minutes pour mener à bien cette opération.

Pour l’instant, seuls les Volkswagen Amrok (une camionnette qui n’a jamais été vendue en Amérique) ont été appelés chez les concessionnaires, en raison de leur faible nombre, ce qui « permet aux concessionnaires de peaufiner leurs méthodes de correction », ont expliqué les dirigeants allemands. Une fois le tout bien en place, on estime que les concessionnaires et les ateliers de mécanique pourront aisément atteindre leurs quotas de réparation avant la fin de l’année.

En Amérique, plus de 600 000 véhicules ont été touchés par le rappel, mais pour le moment, aucune opération de réparation n’a encore été autorisée, et les discussions avec les gouvernements se poursuivent. Volkswagen Canada adoptera la même position que les États-Unis dans ce dossier, ont confirmé les porte-paroles de VW Canada au début de la crise.

Mentionnons que les propriétaires des véhicules concernés par le rappel ont cependant déjà reçu une compensation financière de 1000 $.

La compagnie fait aussi face à des poursuites de plusieurs milliards de dollars aux États-Unis, mais les procédures n’ont pas encore commencé.

SOURCE: Ecoloauto.com