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22/02/2016 11:57 EST | Actualisé 22/02/2016 11:57 EST

Les plaidoiries finales s'amorcent dans le procès de Mike Duffy

CP

Les plaidoiries finales se sont amorcées ce lundi à Ottawa au procès du sénateur Mike Duffy.

Le sénateur de 69 ans a plaidé non coupable à 31 chefs d'accusation de fraude, d'abus de confiance et de corruption.

Le procureur de la Couronne, Mark Holmes, a ouvert son allocution en se concentrant sur ce qu'il a qualifié de caisse occulte (slush fund), soit de l'argent du Sénat que Mike Duffy aurait versé à la firme d'un ami et qui aurait ensuite été utilisé pour défrayer des dépenses de toutes sortes du sénateur.

Me Holmes allègue que ce fonds a été mis sur pied dans le but précis de contourner les règles de dépenses du Sénat.

Mike Duffy, qui a plaidé non coupable, a toujours avancé pour sa défense que les règles étaient complexes et que le Sénat faisait preuve de laxisme dans son administration de ces fonds.

Me Holmes soutient que le Sénat faisait de son mieux avec les réclamations de Mike Duffy et note qu'il en a rejeté quelques-unes. Ce sont ces refus, selon le procureur, qui ont mené le sénateur Duffy à créer cette caisse occulte.

Mike Duffy avait notamment réclamé des dépenses de résidence secondaire, se déclarant résidant de l'Île-du-Prince-Édouard.

Il a éventuellement admis avoir mal compris les règles et a remis 90 000 $ dans les coffres publics.

Dans ce cas précis, il a été démontré par la suite que cet argent n'était pas le sien, mais venait plutôt de l'ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright.

D'autres doutes ont ensuite été soulevés sur le travail partisan de Mike Duffy et sur le fait que les contribuables y participaient financièrement puisque le sénateur facturait le Sénat pour certains de ces déplacements.

Deux semaines ont été prévues pour les exposés finaux.