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22/02/2016 16:04 EST | Actualisé 22/02/2017 00:12 EST

Pierre-Alexandre Parenteau sait qu'il risque d'être échangé

Shawn Matthias dimanche, Roman Polak et Nick Spaling lundi. Pierre-Alexandre Parenteau voit ses coéquipiers être envoyés sous d'autres cieux et il ne se fait pas d'illusions : son tour pourrait venir.

Le Québécois a reçu un message texte de son agent lundi matin. Il l'informait de la plus récente transaction des Maple Leafs. L'attaquant de 32 ans sait cependant que le prochain message texte de son agent pourrait avoir un impact sur son avenir.

« Je crois que nous étions tous conscients qu'en étant écartés de la course aux séries éliminatoires des choses comme celle-là allaient se produire. C'était même une certitude. Pour moi, ça ne change rien », confie Parenteau, qui sera joueur autonome sans compensation à l'issue de la saison.

Les Maple Leafs croupissent au fond du classement de l'Est avec 50 points en 57 matchs. 

« Je fais ce que j'ai à faire comme ça a été le cas depuis le début de la saison, et j'essaie de ne pas trop y penser (aux rumeurs d'échange) », de poursuivre celui qui occupe le 2e rang des buteurs chez les Leafs avec 15 réussites.

Vente de feu

Le ton a été donné il y a deux semaines avec la transaction du capitaine Dion Phaneuf, qui a pris la direction d'Ottawa avec quatre coéquipiers en retour de quatre joueurs et d'un choix au repêchage.

Parenteau et ses coéquipiers sont conscients que les Maple Leafs occupent la position de vendeurs dans le marché des transactions dont la date limite du 29 février approche rapidement. Les Torontois voudront monnayer certains éléments et Parenteau est un candidat idéal pour une équipe en voie de participer aux séries.

Michael Grabner et Brad Boyes en sont également à la dernière année de leur contrat.

« Nous sommes au courant de ce que l'organisation tente de faire », a admis Grabner.

Ce dernier tente du mieux possible d'ignorer les rumeurs qui circulent à son égard, mais ce n'est pas si simple avec l'omniprésence des réseaux sociaux. Il doit non seulement ignorer son compte personnel, mais aussi détourner le regard des messages texte provenant de ses amis ou des membres de sa famille qui lui demandent s'il a des nouvelles à transmettre.

Il a ajouté que le meilleur endroit pour être serein, c'est sur la patinoire. Dès qu'il saute sur la surface glacée pour un entraînement ou un match, les questions sur son avenir s'envolent.

Quitter son équipe, c'est aussi quitter sa famille

Grabner a mentionné que s'il est échangé, ses deux enfants ne le suivront pas sous d'autres cieux, à moins qu'il ne soit échangé dans un marché situé près de Toronto. Si c'est le cas, son fils pourrait peut-être lui rendre visite pendant la pause scolaire du mois de mars.

Pour sa part, Parenteau, qui est marié et qui a deux enfants, a dit que sa famille ne le suivra pas s'il est échangé.

« C'est difficile, mais en même temps c'est une bonne chose, a évoqué Parenteau à propos de la possibilité qu'il soit échangé. Si je ne connaissais pas une bonne saison, nous n'en parlerions même pas. »

Les Leafs accueillent les Predators de Nashville, mardi.