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22/02/2016 03:21 EST | Actualisé 22/02/2017 00:12 EST

Les îles Fidji se relèvent d'un puissant cyclone qui a fait 18 morts

WELLINGTON, Nouvelle-Zélande — Les Fidjiens ont finalement pu s'aventurer à l'extérieur lundi après que les autorités eurent levé le couvre-feu, mais la majeure partie d'entre eux n'avaient pas retrouvé l'électricité après le passage d'un puissant cyclone qui a fait au moins 18 morts et détruit des centaines de maisons.

Les responsables s'évertuaient à restaurer le service d'électricité et à évaluer les dommages dans les régions éloignées de l'archipel du Pacifique.

Les vents du cyclone Winston, qui a balayé les Fidji ce weekend, ont atteint 285 kilomètres/heure. Il s'agissait de la tempête la plus puissante dans l'hémisphère sud depuis que des données à ce sujet sont compilées, selon le site Weather Underground.

Le gouvernement avait imposé un couvre-feu de samedi soir à 5 h 30 lundi matin.

L'état de désastre naturel demeure en vigueur. Il donne à la police le pouvoir de procéder à des arrestations sans mandat.

Le ministre des Communications, Ewan Perrin, a dit que le gouvernement accorde la priorité au ravitaillement des coins les plus lointains de cet archipel composé d'une centaine d'îles.

«La logistique d'acheminer des biens et de l'équipement aux communautés les plus reculées est difficile, a-t-il dit. Certaines ont perdu leurs quais et on ne sait pas si les pistes d'atterrissage sont utilisables.»

M. Perrin a dit lundi qu'un navire chargé de biens médicaux et de vivres a été dépêché vers l'île Koro, qui a été frappée de plein fouet par la tempête. L'équipage du navire construira des abris temporaires pour les sinistrés qui ont perdu leur maison. Quelque 6000 personnes se trouvent actuellement dans des abris d'urgence.

L'alimentation électrique à travers l'archipel demeure aléatoire, mais elle a été volontairement interrompue en certains endroits pour empêcher de nouveaux dommages, a-t-il dit. L'accès à l'eau potable est également difficile, a ajouté M. Perrin, et on conseille à la population de la faire bouillir, de la traiter avec des produits chimiques ou de boire de l'eau embouteillée.

Les communications téléphoniques ont été rapidement rétablies en plusieurs endroits, mais des délais sont à prévoir ailleurs. Il a dit que les Fidjiens font preuve de courage.

«Les gens d'ici sont résilients et ils sont plutôt habitués à ce genre d'événement, a dit M. Perrin. La plupart d'entre eux vaquent à leurs affaires ou aident à nettoyer. La réponse à la catastrophe a été bien coordonnée et nous nous déployons rapidement.»

Il a dit que la plupart des victimes ont été atteintes par des débris ou qu'elles se trouvaient à l'intérieur d'édifices qui se sont effondrés. Quelques personnes ont été hospitalisées avec des blessures graves.

Tous les touristes qui se trouvaient dans l'archipel des Fidji sont en sécurité, a assuré le ministre du Tourisme, Faiyaz Siddiq Koya. La plupart des hôtels n'ont pas subi de dommages importants.

Dans un discours télévisé à la nation, dimanche, le premier ministre Voreqe Bainimarama a affirmé que de nombreux citoyens n'avaient ni électricité, ni eau potable, ni moyen de communiquer.

«Les dommages sont généralisés, des maisons ont été détruites, plusieurs régions en basse altitude ont été inondées et beaucoup de gens sont sous le choc et confus sur ce qu'ils doivent faire», a-t-il déclaré.

Il a affirmé que la police et l'armée avaient été déployées pour soutenir les opérations de secours et de nettoyage. Les agences gouvernementales étaient à pied d'oeuvre pour dégager les routes et rétablir l'électricité.

Le cyclone Winston a frappé les Fidji samedi et s'est déplacé vers l'ouest dans la nuit, le long de la côte de l'île principale, Viti Levu.

Quelque 80 pour cent des 900 000 citoyens de l'archipel ont perdu l'électricité et 483 personnes ont évacué leur demeure.

Toutes les écoles seront fermées durant une semaine, le temps de permettre aux équipes de nettoyage de faire leur travail.