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22/02/2016 05:50 EST | Actualisé 22/02/2017 00:12 EST

Le pétrole fait monter Wall Street à l'ouverture

Entraînée comme les autres grandes Bourses par un fort rebond des cours pétroliers, Wall Street montait nettement lundi peu après l'ouverture, en l'absence d'indicateurs notables aux Etats-Unis: le Dow Jones prenait 1,13% et le Nasdaq 1,23%.

Vers 14H40 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 185,94 points à 16.577,93 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 55,50 points à 4.559,93 points.

Très surveillé par les investisseurs, l'indice élargi S&P 500 s'adjugeait 23,55 points, soit 1,23%, à 1.941,33 points.

Vendredi, la Bourse de New York avait fini sans tendance, tiraillée par les performances divergentes de plusieurs secteurs, ce qui lui avait permis de conserver les gains effectués le reste de la semaine: le Dow Jones avait perdu 0,13% à 16.391,99 points, mais le Nasdaq avait pris 0,38% à 4.504,43 points.

Désormais, Wall Street "monte dans le sillage d'avancées des places asiatiques et d'une hausse générale en Europe", le Nikkei japonais ayant pris près de 1% et l'Eurostoxx gagnant quelque 2%, ont résumé les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

"Les Bourses sont entraînée par (...) une nette hausse des prix du pétrole brut et une reprise des valeurs liées aux valeurs premières", ont-ils précisé.

Les cours du pétrole prenaient plus de 1,5 dollar le baril après que l'Agence internationale de l'énergie a annoncé tabler sur une réduction de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis cette année et la prochaine.

En plus de l'influence positive du marché pétrolier, les indices profitent tout simplement "d'une amélioration générale de l'humeur des investisseurs", a rapporté Patrick O'Hare, de Briefing, notant au passage qu'il n'y avait "aucun chiffre notable aux Etats-Unis" lundi.

"Néanmoins, tout n'est pas rose, loin de là", a-t-il prévenu.

"Au Japon, en Allemagne et dans l'ensemble de la zone euro, des indices sur l'activité manufacturière, en février, ont tous révélé une dégradation par rapport à janvier", tandis que "la livre britannique se fait plomber par les inquiétudes persistantes sur une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne", a-t-il énuméré.

Il évoquait aussi le risque de voir la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine, reprendre un ton volontariste quant à la poursuite de son retrait à l'économie, en cas de reprise durable des marchés financiers après un mauvais début d'année.

Le marché obligataire reculait très légèrement, le rendement des bons du Trésor à dix ans montant à 1,764% contre 1,754% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,620%, contre 2,614% précédemment.

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