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22/02/2016 11:11 EST | Actualisé 22/02/2017 00:12 EST

GYM est confiant de voir Oscar Rivas l'emporter face à Gerald Washington

MONTRÉAL — Yvon Michel sait pertinemment que le clan du poids lourd Gerald Washington ne voit en Oscar Rivas qu'un faire-valoir qui permettra au Californien de retrouver le chemin de la victoire. Le boxeur d'origine colombienne et son promoteur ont toutefois d'autres plans.

Washington (16-0-1, 11 K.-O.) a connu une sortie plus difficile face à Amir Mansour en octobre dernier, combat qui s'est soldé par une nulle partagée. Dans l'esprit de Washington, Rivas (18-0, 13 K.-O.) — qui se battra d'ailleurs dans l'arrière-cour du Californien, au Honda Center d'Anaheim, le 27 février prochain — se veut un «combat facile».

«Il a été fortement critiqué à la suite de son combat contre Mansour et nous sommes convaincus qu'il va vouloir se racheter, a expliqué le président du Groupe Yvon Michel (GYM). Mais nous ne lui avons pas fait de cadeau: Washington et Rivas ont le même conseiller en Al Haymon et ce dernier savait ce qu'il mettait sur le chemin de Washington en lui opposant Rivas. La boxe professionnelle est un entonnoir inversé: les meilleurs boxeurs finissent par s'éliminer avant d'atteindre le sommet.

«Le groupe de Washington s'est posé plusieurs questions à son sujet à la suite de ce duel contre Mansour. Ce que son entourage s'attend de lui maintenant, c'est qu'il prouve qu'il ne s'agissait que d'une erreur de parcours.»

Michel et l'entraîneur de Rivas, Marc Ramsay, sont toutefois convaincus qu'ils gâcheront la soirée du clan Washington.

«Oscar a été très impressionnant récemment — il n'a livré que quatre rounds à ses trois derniers combats, prévus pour un total de 26 — et nous voulions lui offrir l'occasion de prouver ce qu'il sait faire face à un adversaire qui est considéré comme un espoir de la division. (...) Les deux vont jouer leur carrière dans ce combat.

«Mais quand on a vu Washington contre Mansour, Marc m'a dit: 'Yvon, on prend ce gars-là n'importe quand', sans savoir qu'on pourrait être invités à se battre contre Washington. Quand l'offre est venue, à la fin de l'année, je n'ai même pas eu à consulter Marc. Nous, c'est le genre d'adversaire que nous voulions et nous sommes certains qu'il va être en mesure de démontrer tout son talent. (...) Ça ne pouvait pas tomber dans une meilleure période pour lui, une invitation comme celle-là.»