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22/02/2016 03:39 EST | Actualisé 22/02/2017 00:12 EST

GB/Campagne sur le "Brexit": Bruxelles n'interviendra pas (porte-parole)

La Commission européenne "ne fera pas campagne" et "n'interviendra pas" dans le débat au Royaume-Uni pour trancher la question du maintien ou non dans l'UE lors du référendum du 23 juin, a assuré lundi son porte-parole Margaritis Schinas.

"La Commission ne fera pas campagne, (...) n'interviendra pas dans la campagne", a déclaré le porte-parole interrogé lors du point presse quotidien de l'exécutif européen.

Il a expliqué que la Commission avait fait office de "facilitateur" entre le gouvernement britannique et ses 27 partenaires de l'Union européenne dans les négociations qui ont abouti au compromis anti-"Brexit" adopté vendredi soir. "Notre rôle s'arrête ici", a ajouté M. Schinas.

Avec en mains ce compromis arraché au bout de trente heures d'intenses tractations jeudi et vendredi à Bruxelles, David Cameron a lancé ce week-end au Royaume-Uni sa campagne pour le maintien de son pays dans l'UE.

Mais la partie s'annonce très délicate car les derniers sondages font état d'une forte proportion d'indécis et le Premier ministre britannique se heurte à un puissant courant eurosceptique au sein même de son Parti conservateur. Six membres de son gouvernement ainsi que le maire de Londres Boris Johnson, figure charismatique des Tories, ont choisi de défendre la sortie de l'UE (le "Brexit").

La Commission européenne refuse "toute spéculation", toute immixtion dans ce débat, a insisté lundi M. Schinas. Dans le passé, elle n'a pourtant pas été qu'un observateur neutre des consultations lancées par le gouvernement d'un Etat membre.

L'été dernier, le président Jean-Claude Junker avait défendu haut et fort le "oui" au référendum convoqué en Grèce par le Premier ministre Alexis Tsipras sur une nouvelle série de réformes exigées en contrepartie d'un nouveau plan d'aide financière des créanciers du pays.

"Un +non+ voudrait dire (...) que la Grèce dit +non+ à l'Europe", avait lancé M. Juncker, à Bruxelles le 29 juin, peu après l'annonce surprise de ce référendum par M. Tsipras, conduisant certains à envisager le scénario catastrophe d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

"Je demanderai aux Grecs de voter oui", avait dit le numéro un de l'exécutif européen, "parce que les Grecs fiers d'eux-mêmes et de leur pays doivent dire oui à l'Europe". Le "non" l'avait largement emporté le 5 juillet, même si un accord avait été finalement conclu entre la Grèce et ses créanciers une semaine plus tard à Bruxelles.

mad/agr/cr