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22/02/2016 08:49 EST | Actualisé 22/02/2017 00:12 EST

Dopage: le Kenya ne devrait pas être exclu des JO-2016 (responsable de l'athlétisme africain)

Les athlètes kényans ne doivent pas être exclus des prochains jeux Olympiques à Rio (5-21 août), malgré les scandales qui ont touché le pays ces dernières années, a estimé lundi le président de la Confédération africaine d'athlétisme (CAA), Hamad Kalkaba Malboum.

Au cours d'une conférence de presse à Nairobi, Malboum a lancé: "L'Afrique n'a pas de laboratoire compétent pour fabriquer les produits dopants", faisant le parallèle avec l'affaire Balco, du nom d'un laboratoire (Bay Area Laboratory Cooperative) de la région de San Francisco qui avait mis au point des dopants indétectables.

"Les États-Unis n'ont pas été exclus de toutes compétitions. Des sanctions ont été prises contre les athlètes qui avaient pris de mauvaises décisions", a-t-il expliqué.

Tim Montgomery et Marion Jones, figures de proue du sprint américain, étaient notamment tombés à la suite de la révélation du scandale Balco.

"La même chose s'est produite avec le Canada, dans le cas de Ben Johnson, aucune décision n'a été prise à l'encontre du pays", a ajouté Malboum.

Sebastian Coe, président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), avait averti le 18 février que son organisation n'hésiterait pas à exclure le Kenya des prochains jeux Olympiques de Rio, si le pays ne se mettait pas en conformité avec les règles antidopage. Plus de quarante athlètes kényans ont été suspendus pour dopage au cours des trois dernières années.

"Nous devons soutenir les efforts déjà entamés par le gouvernement du Kenya et par les autorités sportives du pays pour les aider à atteindre nos exigences", a précisé Malboum, également un des vice-présidents de l'IAAF.

Le Kenya bénéficie de deux mois supplémentaires pour se mettre en conformité avec les normes Wada, après avoir manqué la date du 14 février.

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