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22/02/2016 10:16 EST | Actualisé 22/02/2017 00:12 EST

Congo: un rival de Sassou à la présidentielle interrogé par la police

Un rival du président Denis Sassou Nguesso à la présidentielle anticipée du 20 mars en République du Congo a subi lundi un interrogatoire de plus de six heures à l'issue duquel il a été autorisé à rentrer chez lui, a-t-on appris auprès de son avocat.

Le général Jean-Marie Michel Mokoko "a été interrogé de 10h00 à 16h30 (09H00 à 15H30 GMT) à la Direction générale de surveillance du territoire (DGST) dans le cadre "d'une enquête de police", a déclaré à l'AFP Éric Yvon Ibouanga, un des avocats de M. Mokoko.

En fin d'après-midi, "il a été raccompagné librement chez lui", a ajouté Me Ibouanga, indiquant que "pour le moment les déclarations d'une enquête ne peuvent pas être dévoilées".

M. Mokoko s'est présenté chez le procureur de la République, Oko Ngakala, "très calme, imperturbable, serein et rassuré", selon Me Ibouanga.

M. Ngakala avait ordonné samedi à Brazzaville "l'interpellation" et "l'interrogatoire" du général Mokoko.

Depuis plus d'une semaine, une vidéo circule sur internet le mettant en cause dans une apparente tentative de coup d'État.

Dans cette vidéo, qui date du début des années 2000, le général Mokoko déclare avoir "renoncé à prendre le pouvoir" à plusieurs reprises alors que les conditions étaient réunies par le passé. Mais "aujourd'hui, le devoir m'appelle à prendre les choses en mains de façon que nous repartions sur des bases saines". A la fin de la vidéo, le général apparaît de face dans une séquence présentée comme destinée à être diffusée à la télévision congolaise.

Dans cette vidéo, qui remonte au début de la décennie 2000, le général Mokoko déclare avoir "renoncé à prendre le pouvoir" à plusieurs reprises alors que les conditions étaient réunies par le passé. Mais "aujourd'hui, le devoir m'appelle à prendre les choses en mains de façon que nous repartions sur des bases saines". A la fin de la vidéo, le général apparaît de face dans une séquence présentée comme destinée à être diffusée à la télévision congolaise.

L'équipe de campagne du général Mokoko a publié un communiqué affirmant que cette vidéo était une "manipulation grossière".

Chef d'Etat-major des Forces armées congolaises (FAC) entre 1987 et 1993, M. Mokoko a annoncé qu'il se portait candidat à la présidentielle du 20 mars face au président Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans à la tête du pays.

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