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21/02/2016 03:09 EST | Actualisé 21/02/2017 00:12 EST

Un soldat tué dans l'Est prorusse de l'Ukraine

Un soldat ukrainien a été tué en 24 heures dans les combats dans l'est séparatiste prorusse de l'Ukraine, malgré une relative accalmie, ont annoncé dimanche les autorités ukrainiennes.

Le militaire a été tué à Marinka, petite ville à une vingtaine de kilomètres au sud-est de la "capitale" rebelle de Donetsk, a précisé un porte-parole militaire ukrainien Olexandre Motouzianyk.

En raison de tirs réguliers de rebelles sur les positions ukrainiennes à Marinka, le gouvernement a envoyé en renfort des forces spéciales de la police dans cette localité, devenue ces derniers temps un des points chauds de la ligne du front, a précisé le porte-parole.

La situation générale dans la zone de conflit s'est tout de même un peu calmée dans la nuit de samedi à dimanche, après une aggravation observée en début de la semaine, quand trois soldats avaient été tués et sept autres blessés dans les hostilités en 24 heures, selon le service de presse des opérations militaires de Kiev dans l'Est.

Les séparatistes ont pour leur part constaté l'absence de tirs du côté ukrainien au cours de la nuit passée, selon l'agence officielle rebelle DAN.

M. Motouzianyk a par ailleurs annoncé la libération samedi d'un quatrième soldat ukrainien detenu par les rebelles, sans donner les détails de cette opération. Samedi, Kiev et les séparatistes avaient pour la première fois depuis le début de l'année échangé neuf prisonniers - trois soldats contre six séparatistes dans le cadre des accords de paix, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

Le conflit opposant l'armée ukrainienne aux séparatistes, soutenus militairement, selon Kiev et l'Occident, par la Russie, a fait plus de 9.000 morts depuis son début il y a bientôt deux ans.

Depuis l'instauration d'une trêve en septembre, les combats ont considérablement baissé en intensité, bien que des affrontements continuent à éclater sporadiquement entre séparatistes et forces ukrainiennes. Les négociations de paix restent néanmoins au point mort depuis plusieurs mois.

ant/ros