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21/02/2016 11:32 EST | Actualisé 21/02/2017 00:12 EST

Le pape appelle à surseoir aux exécutions capitales pendant l'Année sainte

Le pape François a appelé dimanche les hommes politiques catholiques au pouvoir là où la peine de mort est en vigueur à surseoir aux exécutions pendant l'Année sainte en cours, celle du Jubilé de la Miséricorde.

Le chef de l'Eglise catholique a adressé cette requête dans le cadre d'un appel plus large à un "consensus international" en vue de l'abolition de la peine capitale. Il n'a fait référence à aucun territoire ou Etat en particulier.

"La société moderne a la capacité de punir efficacement les crimes sans faire disparaître de manière définitive la possibilité d'une rédemption pour ceux qui les ont commis", a ainsi déclaré le pape à l'occasion de son audience hebdomadaire.

"Le commandement 'tu ne tueras point' est absolu et s'applique à la fois à l'innocent et au coupable", a-t-il ajouté, soulignant qu'"un criminel aussi a un droit inviolable à la vie, (qui est un) don de Dieu".

"J'en appelle à la conscience des dirigeants pour que nous puissions parvenir à un consensus international sur l'abolition de la peine de mort (...) Et je suggère que ceux qui sont catholiques fassent un geste courageux et exemplaire en s'assurant qu'aucun prisonnier condamné ne soit exécuté pendant cette Année sainte de miséricorde", a encore dit François.

La plupart des pays dont la population est en majorité catholique ont déjà aboli la peine capitale ou en ont suspendu l'application.

L'appel du pape est susceptible d'embarrasser le gouverneur du Texas Greg Abott, un fervent catholique et un ardent défenseur de la peine de mort dans un Etat où ont eu lieu trois des sept exécutions capitales auxquelles il a été procédé aux Etats-Unis depuis le début de l'année.

François a en outre ainsi publiquement critiqué une nouvelle fois le favori à l'investiture républicaine pour la course à la Maison Blanche, Donald Trump. Il l'avait jugé "pas chrétien "en raison de ses positions tranchées sur l'immigration.

De plus, le milliardaire avait promis en décembre que s'il devenait président il agirait en faveur d'un recours plus large à la peine capitale.

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