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20/02/2016 08:07 EST | Actualisé 20/02/2016 11:35 EST

Grande-Bretagne : référendum le 23 juin sur le maintien ou non dans l'UE

JUSTIN TALLIS via Getty Images
British Prime Minister David Cameron makes a statement to the media outside 10 Downing Street in London on February 20 , 2016 regarding the EU negotiations and to announce the date of the in-out EU referendum after chairing a meeting of the cabinet. Prime Minister David Cameron takes a deal giving Britain 'special status' in the EU back to London on February 20 hoping it will be enough to keep his country in the bloc as campaigning begins for a crucial in-out referendum. The prime minister announced that the referendum would be held on June 23. / AFP / JUSTIN TALLIS (Photo credit should read JUSTIN TALLIS/AFP/Getty Images)

LONDRES - Un référendum historique portant sur l'appartenance de la Grande-Bretagne à l'Union européenne (UE) aura lieu le 23 juin, a annoncé le premier ministre David Cameron, samedi, même s'il s'est dit convaincu que le pays serait plus fort et davantage en sécurité s'il demeurait au sein de l'organisation de 28 nations.

M. Cameron s'est adressé aux journalistes devant ses bureaux du 10 Downing Street, après une réunion extraordinaire de son cabinet durant laquelle il a obtenu son aval pour recommander que la Grande-Bretagne continue à faire partie de l'UE.

En dépit de cette position officielle du gouvernement britannique sur la question, certains membres du cabinet appuieront la campagne de ceux qui souhaitent voir le pays suivre sa propre voie, loin de la bureaucratie de Bruxelles.

Le premier ministre a assuré que, si les Britanniques voulaient rester membres de l'UE, il continuerait d'exiger des réformes afin de remédier aux inquiétudes concernant les pertes d'emploi et l'aide sociale versée aux immigrants cherchant du travail en Grande-Bretagne.

"Je n'aime pas Bruxelles, j'aime la Grande-Bretagne", a-t-il soutenu, faisant valoir que le pays pouvait avoir "le meilleur des deux mondes" s'il demeurait au sein de l'UE en vertu de l'entente conclue vendredi soir par les leaders de l'organisation à propos de la mise en place de réformes.

Le référendum de juin se déroulera alors que l'UE peine toujours

à gérer la crise migratoire de l'an dernier dans le cadre de laquelle plus d'un million de personnes fuyant la guerre et la pauvreté ont échoué sur ses côtes.

David Cameron est prêt à mener la campagne en faveur du maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'UE, et ce, même si certains membres de sa propre formation politique, le Parti conservateur, font preuve de scepticisme par rapport au projet.

Le secrétaire de la Justice, Michael Gove, a été le premier à s'opposer publiquement à ce que pays continue d'appartenir à l'UE à la suite de la réunion de samedi, mentionnant toutefois qu'il était peiné de ne pas être du même avis que M. Cameron.

Deux importants prétendants à la direction du Parti conservateur, la secrétaire de l'Intérieur Theresa May et le chef du conseil du Trésor George Osborne, ont exprimé leur appui au maintien du pays au sein de l'UE, tout comme la leader du Parti national écossais, Nicola Sturgeon.

Le maire de Londres, Boris Johnson, une autre personnalité conservatrice influente et un possible candidat à la direction de la formation politique, n'a pas encore révélé son opinion à ce sujet.

Le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a affirmé qu'il souhaitait voir la Grande-Bretagne demeurer au sein de l'UE, mais que la renégociation tant vantée par David Cameron des conditions de l'appartenance du pays à l'organisation n'aurait qu'un impact limité.

L'opposition au maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'UE est principalement composée du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni dirigé par Nigel Farage et de membres dissidents du Parti conservateur.

L'accord de vendredi met la Grande-Bretagne à l'abri d'une "union encore plus étroite" avec les autres nations européennes et stipule clairement qu'elle n'adoptera pas l'euro comme monnaie. Selon le premier ministre britannique, il protège aussi les intérêts du pays et limite l'aide sociale qu'il est tenu de verser aux migrants provenant des autres nations de l'UE.

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