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David Cameron et l'Union européenne concluent une entente

BRUXELLES _ Le premier ministre britannique David Cameron a finalement conclu avec l'Union européenne (UE) un accord longuement et durement négocié pour que l'Union européenne laisse plus d'autonomie au Royaume-Uni et que les électeurs d'un référendum sur l'appartenance du pays à l'UE votent pour rester au sein de l'union.

Le sommet qui s'est ouvert jeudi, à Bruxelles, pour se conclure vendredi, est un point tournant dans l'histoire du bloc de 28 pays et une étape cruciale en vue du référendum que Londres pourrait organiser dès cet été.

M. Cameron a déclaré que l'entente permettrait au pays de rester en marge de l'UE si les autres pays réclament une union plus serrée. Il a dit avoir obtenu la garantie que le programme de bien-être social serait protégé pour éviter les demandes indues de migrants.

Cela lui suffit pour recommander à ses citoyens de voter pour que le Royaume-Uni demeure un pays de l'UE en ayant "le meilleur des deux mondes", a-t-il dit, au terme de 31 heures de négociations. Il a ajouté que la solution n'était pas de tourner le dos à l'Union européenne.

La nouvelle entente garantira l'approche d'autonomie et d'indépendance que réclamait M. Cameron.

Du côté de l'UE, le soutien envers le nouvel accord était unanime, a soutenu le président du Conseil européen, Donald Tusk. L'entente ne sera en vigueur que si la Grande-Bretagne reste au sein de l'union au terme du référendum.

Le premier ministre britannique a forcé vendredi la prolongation du sommet, auquel participaient d'autres dirigeants de l'Union européenne, au terme de deux jours de discussions parfois tendues sur l'étendue des pouvoirs de l'UE. M. Cameron a fait valoir ses demandes pour avoir plus d'autonomie jusqu'à la toute dernière minute, juste avant un dîner officiel où les 28 leaders des États membres ont scellé l'accord.

"Je crois vraiment que David (Cameron) peut rentrer chez lui et conseiller au peuple britannique de dire oui à l'UE", a déclaré le premier ministre estonien, Taavi Roivas. La présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite, a pour sa part affirmé que l'entente indiquait clairement aux Britanniques le choix à faire.

Cette entente assure aux neuf pays de l'union qui ont une devise autre que l'euro qu'ils ne seront pas mis de côté et donne aux parlements plus de pouvoirs.

Avant la conclusion de l'accord, les négociations achoppaient sur un détail en apparence mineur: une suspension ou une réduction des prestations d'aide sociale versées à des travailleurs arrivés d'autres pays européens.

L'immigration est un sujet particulièrement sensible pour les électeurs britanniques, puisque leur pays a attiré des centaines de milliers de travailleurs de l'Europe de l'est au cours des dix dernières années, attirés par des emplois plus payants. Les immigrants dans l'Union européenne peuvent également réclamer à la Grande-Bretagne des déductions d'impôts pour enfants et d'autres avantages, ce qui, selon M. Cameron, gruge le budget.

Le Royaume-Uni et les huit autres pays qui n'utilisent pas la monnaie commune, l'euro, jouissent aussi de protections qui pourraient leur conférer des avantages économiques injustes, aux yeux des autres leaders européens.

La France s'inquiétait également que l'octroi de concessions trop généreuses à Londres n'incite d'autres pays à réclamer eux aussi des modifications à leur avantage.

Malgré les différends, tous ont convenu vouloir garder le Royaume-Uni, une puissance économique mondiale, au sein du bloc.

Londres, en mode touriste
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