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18/02/2016 02:44 EST | Actualisé 18/02/2016 02:46 EST

RVCQ 2016: les films québécois inédits à ne pas manquer (VIDÉOS/PHOTOS)

RVCQ

Malgré les récentes révélations sur le réalisateur Claude Jutra qui risquent de plomber l’ambiance des Rendez-vous du cinéma québécois, la manifestation compte toute de même célébrer le 7e art pour sa nouvelle édition qui s’amorce ce soir. Au programme du 18 au 27 février: les films québécois qui ont marqué l’année cinéma bien sûr, mais aussi beaucoup de primeurs à l’horizon. Sur 330 films présentés, 125 sont des premières. Alors, suivez les choix du Huffington Post Québec.

Galerie photo RVCQ 2016: les films québécois inédits à ne pas manquer Voyez les images

1 – BORIS SANS BÉATRICE

Toujours à contre-courant de modes et des styles, le talentueux Denis Côté (Vic+Flo ont vu un ours) fait ici le portrait délicat et sans jugement des puissants de ce monde à travers le destin d’un homme fragilisé par la maladie soudaine et mystérieuse de sa femme. L’arrivée d'un inconnu viendra d’ailleurs compliquer le cours des événements. Le film a été sélectionné en compétition officielle à la Berlinale. Avec James Hyndman, Simone-Élise Girard et le singulier acteur français, Denis Lavant (Holy Motors).

2 – COPENHAGUE - A LOVE STORY

Le précédent film de Philippe Lesage, Les Démons, a été bien reçu par les critiques lors de sa sortie en 2015. Le journaliste Guy Lodge du Variety l’a même inclus dans sa liste des 10 meilleurs films de l'année 2015. Le réalisateur nous revient quelques mois plus tard avec une nouvelle production chorale qu’il décrit comme une véritable lettre d’amour à Copenhague, capitale du Royaume du Danemark. Mélangeant fiction et réalité – les comédiens tiennent leur propre rôle – cette romance à forte teneur biographique réunit une distribution internationale.

3 – LE CHANT DES ÉTOILES

Originaire de la Côte-Nord, Nadine Beaudet (Le cosaque et la gitane, gagnant du Prix Pierre-et-Yolande-Perrault aux Rendez-vous du cinéma québécois en 2013) signe un nouveau documentaire sur un astrophysicien amoureux des étoiles qui commence à perdre la mémoire.

3 – MONTRÉAL NEW WAVE

Avec son documentaire musical Montréal Punk: la première vague, sortie en 2011, Érik Cimon (Les citadins du rebut global) s’était intéressé au passé du punk sur la scène québécoise de la fin des années 1970. Au tour du méconnu, mais non moins intéressant, mouvement New Wave d’avoir droit à sa rétrospective où sont abordés à l’aide d’images d’archives et de témoignages les moments forts et moins glorieux du style de musique arrivé chez nous au courant de la décennie 1980.

5 – CRIS SUR LE BAYOU

Les Cajuns aiment le tabasco et les écrevisses. Ils parlent français. Certains, peu connaisseurs de leur culture unique, les considèrent même comme de paresseux. Loin des clichés, Danic Champoux (Mom et Moi, Autoportrait sans moi) nous invite à découvrir toute la richesse d’un peuple résilient. Aux côtés de Troy Landry (vedette de la série Swamp People), du linguiste Barry Ancelet et du chanteur Zachary Richard, le documentaire est une entrée dans l’univers exceptionnel chez nos cousins de Louisiane.

6 – LOST SOUL

La chanteuse Anik Jean et le réalisateur Jean-François Bergeron signent une œuvre iconoclaste issue du dernier album de l’auteur-compositrice et interprète. L’histoire raconte le changement d’existence radicale d’une mère de famille après avoir décidé d’abandonner mari et enfants afin d’aller se ressourcer en pleine nature. Signalons que le 1er mars prochain, Lost Soul sera présenté au Théâtre Outremont, en compagnie d’Anik Jean qui sera sur scène accompagnée de ses musiciens pour jouer en direct la trame sonore complète du film.

7 – MONTRÉAL LA BLANCHE

Un premier long métrage pour Bachir Bensaddek En adaptant sa propre pièce de théâtre, le réalisateur québécois aux racines maghrébines se penche sur les tribulations urbaines de deux immigrants d’Algérie. Amokrane (Rabah Aït Ouyahia) est chauffeur de taxi. Il rencontre Kahina (Karina Aktouf), une vedette pop algérienne qu’il croyait morte. Commence alors une nuit d’errance au cœur d’un Montréal hivernal et coloré.

8 – AVANT LES RUES

Chloé Leriche livre un premier long métrage entièrement en langue atikamekw, une première dans notre cinématographie. Présentée en clôture des RVCQ, l’œuvre réunit une distribution composée presque seulement d’acteurs non professionnels. On suit les tentatives d’absolution de Shawnouk, jeune autochtone rongé de remords après avoir assassiné un homme lors d’un vol à main armée foireux.