BIEN-ÊTRE
18/02/2016 11:24 EST | Actualisé 18/02/2016 11:27 EST

Camille Forcherio: de Mimi Hammer à Article Co., un vrai succès mode d'ici (ENTREVUE)

Courtoisie

En quatre ans, Camille Forcherio est devenue l’une des entrepreneures les plus inspirantes de la mode montréalaise. Ses maillots de bain à taille extra haute sont devenus une référence, et Mimi Hammer une marque révérée.

Soutenue par le flair entrepreneurial de Joao, son partenaire d’affaires et amoureux, Camille multiplie les initiatives, surfant sur une vague de succès qui semble florissante. Après Mimi Hammer Swimwear, l’ouverture de leur boutique August n.916, et de leur marque de bougies parfumées Twinkle Twinkle Candle Co, le sympathique duo lance Article Co, une ligne de vêtements minimalistes et doux.

Rencontre avec un brin de fille qui a le vent en poupe.

Toute ton aventure entrepreneuriale est partie de Mimi Hammer. Pourquoi avoir choisi de travailler le maillot de bain?

Ma relation avec le maillot de bain n’est pas née d’un coup de foudre. C’est plutôt en le faisant que j’ai découvert une passion. Je me suis inscrite par curiosité à un cours de couture, en parallèle de mes études en design de monde au Collège Lasalle. J’ai commencé à en faire pour ma mère et mes amies. Puis en effectuant mes recherches, j’ai compris qu’il y avait beaucoup d’options pour concevoir mes propres modèles.

D’où la création de tes premiers maillots taille haute?

Oui, c’est le maillot à taille extra haute qui nous a fait connaître. On en trouvait un peu aux États-Unis, mais pas du tout au Québec. Le modèle a tellement plu que c’est devenu notre marque de fabrique. Aujourd’hui, on trouve des modèles taille haute même chez Simons. Ce qui nous oblige à constamment nous améliorer et à nous renouveler.

Les créations de Camille Forcherio en photos

Galerie photo Les créations de Camille Forcherio: les maillots Mimi Hammer et Article Co Voyez les images

Comment parviens-tu, justement à distinguer Mimi Hammer de la compétition?

Au début de la marque, je ne dessinais pas d’imprimés. Je misais uniquement sur les modèles. Puis avec le temps, j’ai eu envie de mixer l’originalité des modèles avec celle des imprimés. C’est pourquoi je dessine moi-même mes motifs, c’est ma façon de me démarquer. Les petits crocodiles de la collection 2015 ont bien attiré l’attention, tout comme les petits chats l’année d’avant.

Comment conçois-tu une nouvelle collection de maillots de bain?

Tout part des imprimés ! Je n’ai pas vraiment de choix de matière ou de tissus comme je pourrais avoir avec les vêtements, alors ce sont les imprimés qui donnent le ton de la collection. Aujourd’hui, une collection Mimi Hammer compte environ sept imprimés différents par collection.

Peux-tu nous expliquer ton processus de création?

J’ai toujours un calepin avec moi, sur lequel je dessine constamment ou note mes idées dès que j’ai une inspiration. Puis je retranscris mon dessin sur l’ordinateur, je repasse dessus et le retravaille. Je dessine beaucoup de choses avant d’arriver à ce que je veux. J’ai d’ailleurs un gros dossier avec tous les imprimés que je n’ai pas utilisé. On ne sait jamais !

En 2014, tu ouvrais ta boutique sous le nom August n.916. D’où est née cette envie?

On a toujours voulu avoir une boutique. On voulait offrir une belle vitrine à Mimi Hammer et vendre des marques d’ici ou d’ailleurs, des trucs qu’on aime. Mais on ne pensait pas que ça arriverait aussi tôt (rires) !

Pourquoi avoir choisi d’ouvrir à Saint-Lambert?

On avait toujours dit que si on ouvrait une boutique, ce serait à Saint-Lambert. On habite à Longueuil, mais on venait souvent se promener ici, sur la rue Victoria. Donc quand on a vu que le local était libre, on s’est décidé !

L’aventure entrepreneuriale ne s’arrête pas là puisque tu annonçais récemment le lancement de ta propre marque de vêtements, Article Co?

Oui, comme si on n’avait pas assez de projets (rires) ! L’idée de créer Article Co. est partie du fait que notre clientèle à la boutique a beaucoup changé depuis l’été dernier. On s’est rendu compte que les gens achetaient principalement nos marques à nous, que ce soit Mimi Hammer ou les t-shirts, foulards et tuques qu’on réalisait sous l’étiquette August n.916. On s’est donc dit qu’il était temps de créer notre propre marque de vêtements !

Quelle sera l’identité d’Article Co.? Va-t-on retrouver les imprimés qui ont fait la renommée de Mimi Hammer?

On a voulu créer une ligne de vêtements plus minimaliste, il n’y aura donc pas autant d’imprimés pour Article Co. que pour Mimi Hammer. On va davantage mettre l’emphase sur les matières et jouer plutôt avec les accents d’imprimés.

À partir de quand la collection printemps/été d’Article Co va-t-elle être disponible? Et où peut-on se la procurer?

Les vêtements Article Co vont être vendus exclusivement ici, en boutique, et sur notre boutique en ligne. La collection va sortir graduellement. On marche beaucoup en pré-commande, une à deux semaines avant que l’article soit disponible en boutique. L’item est annoncé en ligne, puis les gens peuvent venir essayer en boutique et commander. On a envie de ralentir le tempo des collections, de laisser le temps aux clients de choisir.

J’ai vu que tu créais aussi des bougies parfumées?

Twinkle Twinkle Candle Co était à l’origine un projet personnel pour me détendre le week-end (Rires). J’en avais assez d’acheter des bougies chez Anthropologie alors j’ai commencé à les faire moi-même. C’est Joao qui m’a poussée à les vendre. Ça a tellement plu que tout est allé encore une fois très vite ! J’utilise de la cire de soya bio et des huiles de fragrances pour créer les parfums.

Quelles sont les odeurs développées pour le printemps de Twinkle Twinkle Candle Co?

Cet hiver, on avait envie de sapin, d’olivier, de muguet et de figue. Ces fragrances ont très bien fonctionné, mais on a eu envie de lancer une collection spéciale pour le printemps avec des notes de fleur d’oranger, de camomille, de poire, de rose, et de sel de mer ! Les bougies sont disponibles en boutique, en ligne et chez Boucle et Papier à Montréal.