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17/02/2016 02:24 EST | Actualisé 17/02/2016 02:25 EST

Dennis Oland reste en prison en attendant son appel

Andrew Vaughan/Canadian Press

Un juge de la Cour d'appel du Nouveau-Brunswick rejette la demande de libération sous caution de Dennis Oland, qui été reconnu coupable par un jury du meurtre non prémédité de son père, l'homme d'affaires Richard Oland.

Dennis Oland, 48 ans, a été condamné le 11 février à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant au moins 10 ans. Il fait appel de sa condamnation. Il a demandé à être libéré sous caution en attendant que la cour entende son appel.

Le juge, Marc Richard, explique qu'une libération sous caution avant un procès et avant un appel sont deux choses différentes. Dans le cas d'une personne condamnée, il n'y a plus de présomption d'innocence. Toutefois, la loi permet la libération de personnes condamnées à certaines conditions.

Le juge dit croire qu'Oland a démontré qu'il ne représente pas un danger pour le public et qu'il ne s'enfuirait pas s'il était libéré. Mais, ajoute-t-il, la confiance du public envers le système judiciaire serait ébranlée si Oland était libéré. La demande de libération sous caution est donc rejetée.

En quittant la pièce, Dennis Oland a pris la main de son épouse, Lisa. Ils ont échangé un long regard. Elle s'est mise à sangloter quand il est parti.

Le juge Richard estime que l'appel d'Oland ne pourrait être entendu que dans environ huit mois en raison de lourdeur de la tâche de transcription du procès, qui a duré trois mois.

Le corps de Richard Oland, 69 ans, a été découvert au milieu d'une mare de sang dans son bureau, à Saint-Jean, le 7 juillet 2011. Il avait reçu 45 coups à la tête, au cou et aux mains. L'arme du crime, un objet coupant et contondant, n'a jamais été retrouvée.

La mère de Dennis Oland dit vivre un enfer

Pour la première fois, Connie Oland parle de « l'enfer » qu'elle vit depuis quatre ans et demi en tant que veuve d'une victime de meurtre, Richard Oland, et mère de Dennis Oland, reconnu coupable de ce meurtre.

Dans une lettre adressée à John Walsh, juge de la Cour du Banc de la Reine du Nouveau-Brunswick, Mme Oland explique qu'elle vit un cauchemar depuis le 7 juillet 2011, date du meurtre de son mari. Cet « enfer » bouleverse toute la famille, ajoute-t-elle.

Connie Oland a refusé de produire une déclaration de la victime en tant que veuve de Richard Oland lors de l'audience de détermination de la peine de son fils, la semaine dernière. Cependant, en tant que mère de Dennis Oland, elle a produit une lettre de références morales dans laquelle elle clame l'innocence de ce dernier.

« Dennis Oland est un homme bon et il n'a pas tué son père », dit-elle dans sa lettre datée du 16 janvier.

En tout, 73 personnes ont produit des lettres à la cour, y compris sa soeur, Jacqueline Walsh. Son autre soeur, Lisa Bustin, ne les a toutefois pas imitées.

Avec des informations de Michèle Brideau, Julie-Anne Lapointe et Bobbi-Jean MacKinnon.

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