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15/02/2016 10:14 EST | Actualisé 15/02/2016 10:31 EST

La prestation de Kendrick Lamar «sauve» les Grammy (PHOTOS)

Kevork Djansezian via Getty Images
LOS ANGELES, CA - FEBRUARY 15: Rapper Kendrick Lamar performs onstage during The 58th GRAMMY Awards at Staples Center on February 15, 2016 in Los Angeles, California. (Photo by Kevork Djansezian/Getty Images for NARAS)

Kendrick Lamar a littéralement enflammé la scène du Staples Center lundi pendant la cérémonie des Grammy Awards avec une interprétation puissante de titres de son dernier album, évoquant les violences contre les Noirs aux Etats-Unis et leurs origines africaines.

Le maître de cérémonie LL Cool J n'avait pas menti en laissant entendre que Kendrick Lamar, en tête des prix lundi avec cinq Grammys, allait produire une performance qui ferait polémique.

Kendrick Lamar a ouvert sa séquence en entonnant "The Blacker the Berry" sur un rythme plus rock que sur son disque, en menottes et entraves, avec un faux oeil au beurre noir, dans un décor de prison.

Il était entouré de danseurs qui brisent leurs chaînes et se lancent dans une chorégraphie frénétique évoquant rébellion et mort, avec des lumières en ultra-violet faisant apparaître des lignes de squelettes sur leurs vêtements.

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Il a enchaîné sur "Alright", titre évoquant les violences policières contre les Noirs et devenu l'hymne non-officiel du mouvement protestataire Black Lives Matter.

Le rappeur de 28 ans originaire de Compton, banlieue chaude de Los Angeles, chantait cette fois au milieu d'un ensemble chorégraphique de danse africaine, devant un gigantesque brasier.

Devant un parterre de vedettes transportées, il a terminé "Alright" seul dans un rap viscéral, récoltant une ovation debout.

Sa performance, de loin la meilleure de la soirée, s'est terminé avec les lettres "Compton" superposées sur la carte de l'Afrique.

Lamar est en course pour l'album de l'année, un prix qui n'est revenu que trois fois à des opus d'inspiration hip-hop.

Avec son album "To Pimp a butterfly", chronique personnelle sur les relations raciales aux Etats-Unis riche en expérimentations jazz, il affiche 11 nominations lundi, un record battu seulement par Michael Jackson l'année de "Thriller".