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15/02/2016 12:38 EST | Actualisé 15/02/2016 12:41 EST

Fusillade à Lac-Simon: onde de choc en Abitibi-Témiscamingue

La mort violente d'un policier ainsi que d'un citoyen de la communauté de Lac-Simon, près de Val-d'Or, en Abitibi, a créé une véritable onde de choc dans la région. Une marche de soutien envers les deux familles éprouvées par le drame s'est d'ailleurs déroulée dimanche, en après-midi.

Marche de soutien

Dans les rues de Lac-Simon, la marche était ponctuée de prières, de larmes et de pleurs. Plus de 50 personnes ont bravé le froid, désirant montrer leur appui aux familles des deux personnes décédées.

Rex Mckenzie, père de famille, dit avoir participé à la marche « pour les policiers, parce que mes enfants ont 8 ans, 6 ans et 14 ans, et on dit toujours bonjour aux policiers parce que je sais qu'ils font un gros travail, ici, à Lac-Simon », a-t-il témoigné.

lacsimon

Rex Mckenzie

Un petit groupe de policiers

Le conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Stéphane Lachance, est sur place. Il a tenu à mentionner que tous les policiers sont formés adéquatement. Il affirme que, tout de même, les coéquipiers de Thierry LeRoux sont sous le choc. « C'était un petit groupe de 16 policiers, maintenant 15 malheureusement. Évidemment, quand c'est un petit groupe, c'est des liens assez serrés », souligne-t-il. L'équipe de policiers se réunira ce matin.

«Un raz-de-marée de sentiments»

L'ancien policier de la Sûreté du Québec et analyste en affaires policières François Doré a aussi réagi au décès du jeune policier de 26 ans, Thierry LeRoux. « C'est un raz-de-marée de sentiments qui circule actuellement, dit-il. On n'a qu'à voir sur les réseaux sociaux, il y a des policiers américains qui se sont manifestés, il y a des policiers européens qui se sont manifestés aussi. Quand un policier meurt en service, dans des circonstances aussi tragiques, ça attire beaucoup de messages, de messages très humains et de messages de sympathies. Il est à prévoir, s'il y a des funérailles civiques, qu'on verra des centaines de policiers de partout. »

Le père de Thierry LeRoux s'est déplacé dans la région.

Les étudiants en Techniques policières ébranlés

Le décès de Thierry LeRoux ébranle aussi les étudiants du Collège d'Alma où il avait étudié en technique policière. Le jeune homme travaillait pour la police autochtone depuis à peine six mois. Thierry Leroux est originaire d'Amos mais ses parents avaient déménagé au Saguenay-Lac-St-Jean, il y a plusieurs années.

La rentrée en classe était particulièrement triste, ce matin à Alma. Des étudiants ont proposé de prendre une minute de silence en soutien à la « famille policière », comme ils l'appelent. Plusieurs professeurs et enseignants sont aussi touchés par les événements.

Voici les différents points de vue d'étudiantes et étudiants en Techniques policières du Collège d'Alma récoltés par notre collègue Mélissa Savoie Soulières.

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