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13/02/2016 23:08 EST | Actualisé 13/02/2017 00:12 EST

Les émeutiers de Hong Kong, des "séparatistes radicaux", selon Pékin

Un haut responsable chinois a attribué dimanche à des "séparatistes radicaux" aux "tendances terroristes" les émeutes de mardi à Hong Kong, qui ont été les pires affrontements dans l'ex-colonie britannique depuis le mouvement prodémocratie de 2014.

Commentant très directement l'actualité hongkongaise, ce qui est rare, le représentant de Pékin dans la région semi-autonome, Zhang Xiaoming, s'est dit "sous le choc" des événements de mardi.

Les heurts ont éclaté lorsque les autorités ont voulu disperser des marchands de cuisine de rue au début du Nouvel An chinois. Les affrontements ont fait plus d'une centaine de blessés, dont près de 90 policiers.

Les protestataires étaient venus à la rescousse des vendeurs qui avaient monté des échoppes de fortune sans autorisation.

Les policiers ont tiré des coups de feu en l'air alors que les manifestants lançaient sur les forces de l'ordre des pavés et des projectiles divers.

Parmi les manifestants figuraient des membres de la mouvance dite "localiste" qui milite contre l'influence de Pékin à Hong Kong et réclame même parfois l'indépendance de l'ex-colonie britannique.

"Nous nous sentons sous le choc et très tristes après les émeutes de Mong Kok", a déclaré en chinois aux journalistes le directeur du Bureau de liaison de la Chine à Hong Kong.

"Nous condamnons fermement ces séparatistes radicaux qui sont de plus en plus violents, et qui se livrent à des activités aux tendances terroristes."

De son côté, le chef de l'exécutif hongkongais, Leung Chun-ying, a estimé dimanche que les émeutiers ne reflétaient pas l'opinion dominante dans l'ancienne colonie britannique.

"La majorité est sans emploi, la plupart appartiennent à des groupes politiques radicaux", a-t-il dit. "Leurs revendications politiques ne reflètent pas la majorité de la société."

Les affrontements sont survenus au moment où les Hongkongais ont le sentiment que les libertés s'érodent dans leur ville.

L'ex-colonie britannique a connu en 2014 sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Des dizaines de milliers de manifestants avaient paralysé des quartiers entiers pour réclamer un véritable suffrage universel pour la désignation du prochain chef de l'exécutif en 2017.

En dépit de l'écho international suscité par ce mouvement, la Chine ne leur a pas cédé un pouce de terrain.

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