NOUVELLES
14/02/2016 10:06 EST | Actualisé 14/02/2017 00:12 EST

Les électeurs centrafricains veulent un président capable de mettre fin au chaos

BANGUI, République centrafricaine — La République centrafricaine a été le théâtre du deuxième tour d'une élection présidentielle ayant suscité de l'espoir chez bien des citoyens qui souhaitent voir la paix s'installer dans ce pays rongé par les luttes sectaires ayant incité près de 500 000 personnes à se réfugier dans des États avoisinants en l'espace de deux ans.

Du personnel onusien armé s'est chargé de patrouiller les rues de la capitale, Bangui, dimanche, alors que les électeurs se dirigeaient vers les bureaux de scrutin.  

Pas moins de 2000 casques bleus ont été déployés seulement dans cette ville. Environ 8000 de leurs confrères se sont chargés d'assurer la sécurité des votants en province où l'anarchie règne.

Le vote n'a pas été perturbé par des coups de feu.

Par contre, plusieurs citoyens se sont plaints car leur nom n'apparaissait pas sur la liste électorale alors que d'autres n'ont pas pu voter car ils ne disposaient pas d'une pièce d'identité valide avec une photographie.

Les Centrafricains avaient le choix entre deux anciens premiers ministres chrétiens qui ont promis d'unir le pays et de rétablir la paix.

Le meneur, Anicet-Georges Dologuélé avait obtenu environ 24 pour cent des suffrages lors du premier tour.

Par contre, son adversaire, Faustin-Archange Touadéra avait récolté une vague d'appuis populaires après avoir terminé bon deuxième lors du scrutin de décembre dernier.

Le gagnant de ce duel sera confronté à une tâche colossale. Il devra essayer tant bien que mal d'exercer son autorité à la grandeur du pays et ce, même si de larges pans du territoire national sont toujours contrôlés par des rebelles armés.

Le vote de dimanche, qui a été reporté à plusieurs reprises, doit normalement signer la fin du gouvernement de transition mis en place il y a deux ans.