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09/02/2016 01:32 EST | Actualisé 09/02/2016 03:02 EST

Nouvelle mobilisation des taxis contre Uber (PHOTOS)

Radio-Canada

Une centaine de chauffeurs de taxi manifestent devant l'Assemblée nationale, ce midi, pour réclamer que le gouvernement fasse cesser dès maintenant les activités d'Uber, le temps de réglementer le service.

Le regroupement « La révolte des taxis contre l'injustice » profite de la reprise des travaux à l'Assemblée nationale pour interpeller le nouveau ministre des Transports, Jacques Daoust.

Malgré la tenue prochaine d'une commission parlementaire sur l'industrie du taxi et les impacts du service Uber, les chauffeurs souhaitent maintenir la pression sur le gouvernement.

« On veut que Uber soit arrêté le temps que le gouvernement décide de quelle manière il va réglementer ça. On veut qu'Uber arrête ses activités parce que c'est illégal en ce moment. Lorsque ça va devenir légal, il peut travailler comme nous. Mais en ce moment, c'est une concurrence déloyale », dénonce le porte-parole du regroupement, Hicham Bérouel.

Les chauffeurs réclament que le gouvernement applique la loi actuelle « avec rigueur » en procédant à des saisies quotidiennes des véhicules des chauffeurs d'Uber et en augmentant les amendes.

Des règles identiques

L'industrie du taxi déplore que son concurrent ne soit pas soumis aux mêmes règles qu'elle. « Inspection mécanique, cours d'un mois pour chauffer un taxi, TPS, TVQ, 15 % de déduction à la source, 20 % d'impôt... Au bout de l'année, ça fait 50 %. Uber n'aura plus de chauffeurs, s'ils sont soumis aux mêmes règles que nous », soutient le chauffeur et propriétaire d'un taxi, Marc Turgeon.

Le député Amir Khadir de Québec solidaire déplore l'inaction du gouvernement dans le dossier. Il affirme que le gouvernement protège jalousement l'exclusivité de ses sociétés d'État, comme Loto-Québec, mais qu'il ne se soucie guère de la concurrence dans l'industrie du taxi.

« Quand il s'agit du gagne-pain des chauffeurs de taxi, le gouvernement pense qu'il ne peut pas se mêler de ces choses-là, puis ne peut rien faire. Ce n'est pas vrai. »

Les chauffeurs ont circulé sur la colline Parlementaire pour perturber les accès à l'Assemblée nationale.

Galerie photo Manifestation de taxis contre Uber (9 février 2016) Voyez les images

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