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09/02/2016 11:37 EST | Actualisé 09/02/2017 00:12 EST

Syrie: l'ONU veut la fin des bombardements et l'ouverture de la frontière turque

Le patron des opérations humanitaires de l'ONU Stephen O'Brien a demandé mardi à la Russie de cesser ses bombardements sur Alep (nord de la Syrie) et à la Turquie d'ouvrir sa frontière aux réfugiés qui fuient la ville.

"La priorité, et la meilleure réponse humanitaire, est que les bombardements cessent et que la frontière s'ouvre pour laisser les gens traverser et les fournitures entrer afin de continuer à ravitailler" les civils dans la région d'Alep, a-t-il déclaré à la presse. "Tous les bombardements devraient cesser".

Des dizaines de milliers de civils sont massés dans des camps saturés à la frontière avec la Turquie après avoir fui une vaste offensive du régime, appuyée par l'aviation russe, contre les rebelles à Alep.

Malgré les appels de la communauté internationale, Ankara maintient fermé le poste-frontière d'Oncupinar, seul point de passage accessible entre le nord de la province d'Alep et la Turquie.

La Turquie laisse toutefois passer les blessés, les malades et les convois d'aide.

Le nombre de civils bloqués a atteint 35.000 à un certain moment mais les chiffres varient car certains ont renoncé à passer en Turquie pour se diriger vers Idlib (au sud-ouest d'Alep), a précisé M. O'Brien. "Il y a beaucoup de gens en mouvement".

Interrogé sur le récent bombardement d'un hôpital syrien soutenu par Médecins sans frontières, Stephen O'Brien a "condamné toutes les attaques et frappes aériennes contre les installations médicales et le personnel médical".

De telles attaques "sont contraires au droit humanitaire international (...), elles doivent faire l'objet d'une enquête complète et les responsables doivent rendre des comptes", a-t-il ajouté.

Selon MSF, trois personnes ont été tuées et au moins six autres ont été blessées vendredi dernier dans le bombardement aérien d'un hôpital à Tafas, dans la province de Deraa (sud de la Syrie).

Quelque 177 hôpitaux ont été détruits et près de 700 membres du personnel de santé tués depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, selon l'estimation fin janvier d'une organisation humanitaire syrienne.

MSF n'a pas précisé la nationalité du ou des avions qui ont bombardé.

avz/bdx