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09/02/2016 05:43 EST | Actualisé 09/02/2017 00:12 EST

Pornographie juvénile : 7 des 14 accusés tentent de recouvrer leur liberté

Sept des 14 présumés pédophiles arrêtés il y a quelques semaines dans le cadre de l'opération Malaise présentent une requête de remise en liberté ce matin au palais de justice de Montréal.

Devant l'objection de la Couronne, un huitième accusé - Francis Perron - a d'ores et déjà renoncé à son enquête sur remise en liberté. Les avocats des sept autres ont demandé un peu de temps afin de rencontrer leur client.

La Couronne prévoit que la présentation de sa preuve prendra quelque deux heures.

Les 14 présumés pédophiles arrêtés à la fin du mois de janvier sont accusés de possession, production et distribution de pornographie juvénile. Certains sont même accusés d'avoir donné des conseils à d'autres présumés pédophiles afin de les aider à commettre des actes criminels, notamment avoir des contacts sexuels avec des mineurs.

Cinq d'entre eux ont déjà été libérés jeudi dernier en attendant leur procès. Ils doivent respecter une longue liste de conditions dont : remettre tous leurs appareils qui permettent un accès à Internet, remettre leur passeport, ne pas aller dans un café Internet, ne pas se rendre dans des endroits où se trouvent des enfants, comme des garderies et des centres communautaires, et ne pas occuper un emploi ni se chercher un travail leur permettant d'être en situation d'autorité sur des personnes de moins de 16 ans.

Le quatorzième accusé, Vincent Rodrigue, a renoncé à présenter une demande de remise en liberté provisoire puisqu'il était déjà incarcéré, pour une autre affaire criminelle, lors de son arrestation. L'homme de 39 ans demeurera ainsi détenu jusqu'à la fin de son procès.

L'opération Malaise a été menée par la Sûreté du Québec (SQ) et par divers corps de police municipaux sur une période de plus de deux ans. Les personnes arrêtées échangeaient entre elles sur un forum de discussion sur Internet. Elles auraient partagé leurs expériences personnelles, notamment quant aux tactiques pour attirer et leurrer des enfants et les endroits où il est le plus facile d'approcher ces derniers.

C'est un agent double qui a mis fin aux activités du groupe qui s'était érigé en véritable club social.

Une quinzième personne est toujours recherchée par la police dans le cadre de l'opération Malaise.