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09/02/2016 04:35 EST | Actualisé 09/02/2017 00:12 EST

Le procès de Jian Ghomeshi pour agression sexuelle se poursuit à Toronto

TORONTO — Le procès de Jian Ghomeshi pour agression sexuelle se poursuivra, mardi, dans une salle d'audience de Toronto.

L'ancien animateur vedette de la radio de CBC a plaidé non coupable à quatre chefs d'accusation d'agression sexuelle et un chef d'avoir tenté d’étouffer, de suffoquer ou d’étrangler une personne dans le but de vaincre sa résistance.

En 2014, il avait reconnu s'être adonné à des pratiques sexuelles brutales, mais assuré que ses partenaires étaient consentantes.

Lundi, le tribunal a appris que deux des trois plaignantes avaient discuté de leurs allégations contre l'homme de 48 ans dans des milliers de messages échangés avant et après qu'elles eurent déposé une plainte auprès de la police.

La troisième femme à témoigner dans le cadre du procès, qui a raconté que M. Ghomeshi l'avait mordue à l'épaule et avait placé ses mains autour de son cou alors qu'ils s'embrassaient dans un parc torontois, avait d'abord affirmé qu'en dépit de son amitié avec une autre des plaignantes, elle n'avait jamais parlé en détail des allégations avec elle.

Mais durant le contre-interrogatoire, l'avocate de la défense, Marie Henein, a révélé que la femme, dont l'identité ne peut être divulguée, avait échangé 5000 messages avec l'ancienne actrice Lucy DeCoutere, qui a soutenu devant le tribunal que Jian Ghomeshi l'avait étranglée et frappée à plusieurs reprises.

La femme a également admis ne pas avoir informé les policiers qu'elle avait eu une relation sexuelle avec l'accusé après la présumée agression parce qu'elle avait honte. Elle a aussi avoué avoir délibérément induit les autorités en erreur.